Ma première réaction sur le discours présidentiel sur le grand Paris

Publié le par Serge MERY

J’ai écouté avec attention le Président de la République à la maison de l’architecture où l’on avait invité les principaux décideurs d’Ile de France.

Je suis pleinement satisfait de voir la confirmation présidentielle de notre plan de mobilisation des transports à hauteur de 18 milliards que nous avions travaillé depuis un an. Je suis également sensible à la reconnaissance du travail accompli par la région et les départements alors qu’il y a quelques mois, ces deux institutions étaient, selon la droite, le symbole de l’inutilité et du gâchis financier.

Mais des questions restent posées :

Comment financer les 35 milliards (d’ailleurs sous évalués) qui sont annoncés par le Président ? Les PPP, timidement cités, ne me semblent pas une réponse crédible. Les recettes foncières ne seront pas suffisantes. Le paiement par l’usager est une utopie puisque l’usager en Ile de France ne contribue aujourd’hui que pour 27% du coût du transport.

Comment croire en l’engagement financier de l’Etat sur des sommes aussi importantes alors qu’aujourd’hui il peine à financer 100 millions par an, ce qui ne répond même pas au contrat qu’il a signé il y a deux ans ? Nous sommes obligés de l’aider  à financer ses grands projets comme le canal Seine Nord. Nous mettons autant d’argent sur la sécurité routière en Ile de France que l’Etat en met pour toute la France.

Comment va-t-il construire 70 000 logements par an sans obliger les maires de droite à appliquer la loi SRU, notamment dans les Hauts de Seine ?

En plein désarroi, les populations de nos quartiers attendent des réponses immédiates. Pas des promesses à 20 ans.

Alors, vite, mettons-nous autour de la même table de travail, ce qui nous a toujours été refusé par le secrétaire d’Etat Christian Blanc, pour que ce discours ne soit pas la simple liste du Père Noël, mais que les actes soient bien concrets.

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