Une certaine conception de la démocratie participative !

Publié le par Serge MERY

Je veux juste rappeler ce que signifie la démocratie : un régime politique où le peuple exerce la souveraineté.

A Epinay-sur-Seine, nous avons eu depuis longtemps des outils de démocratie participative au service des habitants. Il y a 35 ans, nous avions à notre disposition des ateliers ouverts à tous et nous avions un tissu important d’associations totalement indépendantes du pouvoir municipal, mais toujours soutenues même lorsqu’elles chahutaient ce pouvoir. C’était l’engagement d’avoir des lieux de concertation et de rencontre avec les élus, sans toutefois se substituer au pouvoir donné par le suffrage électoral.

J’appelais ces groupes des « cellules de base de la démocratie ». Ils étaient composés de personnes volontaires qui avaient pour seul engagement l’amour sincère et profond de leur commune, de leur quartier, le sens des autres.

Ils donnaient souvent des avis sur les affaires de la commune et éclairaient, et même orientaient les choix des élus. Ils n’étaient jamais composés de potiches et agissaient en toute indépendance.

Rien n’était parfait mais le débat était totalement libre et souvent les contradictions étaient échangées avec force.

En 2008, la municipalité décidait de mettre en place de nouveaux outils de participation démocratique : les Conseils Consultatifs de Quartier, inspirés d’une loi de 2002.

L’idée paraissait intéressante mais finalement leur conception bridait quelque peut la démocratie.

Les CCQ, au nombre de cinq sur la ville sont tous présidés par un élu de la majorité municipale et sont composés de 18 personnes (9 désignées par le maire et 9 tirées au sort par…. le maire). Ouf, le maire ne prend pas trop de risques !

Les CCQ sont toujours saisis par le maire ou son représentant et ne peuvent en aucun cas s’autosaisir d’une affaire qui les interpellerait.

Pour finir, les Conseils Consultatifs de quartier ne sont pas compétents pour traiter de questions politiques. (pour mémoire la politique est ce qui a rapport avec le gouvernement d’un Etat ou d’une ville).

Formidable : les CCQ ne peuvent en rien aborder la façon dont l’élu impulse les affaires ou les chantiers de la commune.

Et si par mégarde, un représentant de CCQ transgresse les conceptions de l’élu, il est immédiatement condamné pour violation des règles (sur la seule foi de la vision restrictive de l’élu) et exclu du dispositif sans même qu’il puisse expliquer sa démarche. C’est arrivé cette année à une personnalité qui voulait bousculer le ronronnement ambiant.

Je pense qu’Epinay-sur-Seine mérite mieux que cela

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Blanc 17/12/2011 15:10


Tout est décidé d'avance dans ces CCQ m'a dit une voisine qui y participe !!!


Et s'il n'y avait que cela à dénoncer dans le comportement de Chevreau :


http://jerome.blanc3.perso.sfr.fr/Dotclear/index.php?2011/12/10/47-monsieur-herve-chevreau-arretez-de-nous-discriminer  
!!!!