Un maire à contresens de l’Histoire et du Droit !
Il est assez surprenant de voir un pouvoir local se raidir contre l’expression de ses opposants politiques quand dans le monde (Tunisie, Egypte, et peut-être demain Yémen ou même Algérie) on voit d’autres pouvoirs tomber car ils avaient trop longtemps étouffé leurs peuples.
A Epinay-sur-Seine, le maire foule tranquillement au pied les Lois et Codes. Il transgresse les règles et ne répond pas aux rappels effectués par son opposition du Conseil municipal. (interventions répétées de Yannick Trigance). De plus il fait payer ses entorses aux contribuables Spinassiens dans un déluge de communication.
Proche du Président de la République, qu’il fait venir à Epinay, le maire veut bâillonner le Conseiller général sortant pour tenter de lui prendre son siège.
Il est inutile de lui rappeler ses engagements imprimés sur d’innombrables courriers, où il jurait qu’il serait maire à temps plein. Déjà porteur de deux mandats, il lui faut aujourd’hui une troisième activité.
La vérité sur les inscriptions qui ont fait pousser au maire des cris de vierge effarouchée.
En fait, puisque les partis politiques, les syndicats et les associations n’ont plus d’espaces d’expressions libres à Epinay, nous nous sommes inspirés des supporters du cyclisme qui inscrivent à la peinture le nom de leurs idoles sur les routes. Mais comme nous avons le sens de l’humilité, nos inscriptions ne dépassaient pas les 30 cm et étaient effaçables aux premières intempéries.
Pour autant, ce n’était pas supportable pour le maire qui envoya sa police municipale interpeller et menotter les « malfaiteurs », ce qui constitue d’ailleurs une violation de l’article 803 du Code de procédure pénale. (la police nationale a immédiatement relâché les deux militants).
Trois constats :
1) la vidéosurveillance sert à des intérêts politiques puisque le maire fait surveiller ses opposants.
2) la police municipale, qui laisse les faits délictuels se multiplier (la drogue circule comme jamais – les téléphones portables sont toujours arrachés – des jeunes femmes se font toujours agresser – le code de la route est bafoué…), est prompte à intervenir contre deux militants en campagne électorale.
3) les « tags » laissés par nos amis les chiens sur les trottoirs gênent apparemment moins le maire que le nom de son adversaire.
Epilogue de ce rocambolesque incident de campagne
Bien entendu, l’opposition municipale ne laisse pas l’ami de Nicolas Sarkozy dicter sa propre Loi. Défenseurs de la démocratie et de la liberté d’expression, les amis et soutiens de Serge Méry ne se laissent pas bâillonner. Ils continuent à utiliser les moyens de communication à leur disposition pour que la campagne électorale déclenche l’intérêt des électrices et des électeurs. Ils expliquent et proposent pour que nos concitoyens soient en capacité de faire leur choix sur de véritables engagements.
Le 20 mars, votez aussi pour le respect
de la démocratie et des libertés individuelles.
Votez pour Serge Méry et Chrystelle Anya