Ecole : catastrophe annoncée
Le gouvernement démantèle le service public d’enseignement dans notre pays.
Avec 11 000 suppressions de postes cette année et 30 000 attendues l’an prochain, c’est des milliers de fermetures de classes, des augmentations d’effectifs ingérables, un appauvrissement de l’offre éducative, une régression sans précédent dans l’histoire de l’école de la République.
Ce sont des heures supplémentaires qui ne trouvent pas preneurs parce que les enseignants ont besoin d’un équilibre entre leur temps de travail et leur temps personnel et qu’une charge de trois heures supplémentaires est insoutenable.
Ce sont des programmes dans l’école primaire alourdis avec des horaires réduits et une école déstabilisée.
Ce sont des suppressions de certaines filières, un enseignement au rabais, des jeunes dont l’avenir se noircit dangereusement.
Dans notre académie, la plus fragile, ce sont 900 postes supprimés cette année dont 370 en Seine Saint Denis pour les seuls lycées et collèges. Huit classes fermées à Epinay sur 5 établissements du secondaire !
Alors que la période nécessiterait un investissement dans l’éducation, le gouvernement met en œuvre la casse du service public de l’éducation. C’est un choix idéologique tragique, une erreur impardonnable.