Jacques Feyder
Comme les autres années, on constate que notre académie est à la traîne et que la Seine Saint Denis est bonne dernière.
Il faut être prudent à la lecture de ces renseignements car ils ne tiennent pas compte des sélections à outrance qui existent dans nombre de lycées dits d’élite.
La place dans le classement, occupée par le lycée d’Epinay sur Seine n’est toutefois pas glorieuse. 48% de bacheliers sur la totalité des élèves qui ont fréquenté l’établissement, ce n’est certes pas suffisant.
Le public concerné ne jouit pas des meilleures conditions d’études avant l’entrée au lycée. Il faut donc des moyens pour corriger ces inégalités intolérables. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le ministère ignore totalement ces nécessités.
Pour mettre « le paquet » sur la classe de seconde, pour fixer à l’équipe pédagogique des objectifs majeurs concernant par exemple l’écrit, pour remotiver les élèves qui lèvent le pied, pour déceler ceux qui sont en difficulté, il faut agir vite. Et naturellement, la diminution du nombre de professeurs est dans ce cas, plus que dans les lycées qui ont des taux de bac à 90%, un handicap impardonnable.
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