Un budget de révolte

Publié le par Serge MERY

serge-MERY-seance-du-CG.jpgLe Comité des Finances Locales, présidé par monsieur Carrez (député UMP), a jugé  en février dernier le contexte économique et financier particulièrement défavorable pour les départements. A cela s’ajoute un désengagement massif de l’Etat et des charges nouvelles très mal compensées financièrement. Depuis 2004, l’Etat doit par exemple 640 millions d’€ à la Seine Saint Denis. En 2010, les seules dépenses de solidarité nationale (comme le RSA) révèlent une perte de recettes de 169 millions !

Mais ce sont tous les départements qui sont dans la difficulté comme l’attestent les positions exprimées dans la presse ces derniers jours par des présidents de conseils généraux de gauche comme de droite. 
Dans ce contexte national difficile, les conseillers généraux socialistes et divers gauche de Seine Saint Denis ont voté un budget prenant en compte une recette d’urgence du gouvernement à hauteur de 75 millions d’€. Ces 75 millions ne compenseront pas toute la dette de l’Etat à notre égard. C’est une demande raisonnable que nous voudrions utiliser au profit du soutien au transport des jeunes, de l’action culturelle, du logement, des réparations dans les collèges  et de la sécurité du réseau routier.

Le budget voté est un budget de révolte qui refuse de supprimer des services et qui, en bousculant l’orthodoxie budgétaire, exprime la solidarité et l’égalité républicaines nécessaires.

Au terme d’un long processus budgétaire, d’échange avec les groupes politiques, nous avons sauvegardé l’accompagnement de la jeunesse, l’accès à la culture pour tous, la solidarité et l’action sociale pour les plus démunis.

Nous avons de façon la plus responsable cherché à poursuivre notre engagement pour une Seine Saint Denis attractive, pour une Seine Saint Denis d’avenir.

Nous demandons à l’Etat de prendre aussi ses responsabilités. Alors que le seul bouclier fiscal coûte 585 millions au profit des quelques contribuables les plus aisés du pays, nous revendiquons un geste de solidarité nationale et de justice pour les habitants de notre département. Nous n’acceptons pas de rajouter encore plus de rigueur aux difficultés de la population largement touchée par le chômage et la précarité.

Nous avons fait le choix d’un budget de lutte et nous appelons les forces vives de notre département à nous soutenir dans notre action.

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Christian louboutin 13/10/2010 10:29



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