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SERGE
MERY le blog
A Epinay sur Seine, en Seine Saint Denis, en Ile de France, Agir pour changer la vie de mes concitoyens, avec eux, pour eux. |
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J'ai voulu faire ce blog simplement, parce que je suis un élu de la République et un militant socialiste qui s'assume. Participer au débat public avec l’internet est aujourd’hui, au-delà des poncifs sur le réseau ou la « blogosphère », une réalité plutôt dans l’air du temps en ce sens que l’information circule directement entre nous. Que je ne me censure pas. Que vous pouvez réagir et m’interpeller et que c’est toujours plus écologique qu’un tract même si je resterai celui que certains connaissent : dans la rue, privilégiant le contact et l’échange. Vous trouverez sur mon blog, sans fard ni faux semblant, tout ou partie de ce que je pense être juste au moment où je l'écris, avec toujours pour exigence un autre monde, plus juste, plus sûr, plus solidaire et plus viable. |
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Qui aujourd’hui, en France, peut émettre des réserves sur la décentralisation ? Qui peut dire que le fait d’avoir rapproché le
centre de décisions du citoyen est une erreur ? Qui peut se plaindre des avancées extraordinaires en matière de construction de lycées ou de collèges ?
Personne n’oserait remettre en cause les concertations avec les habitants. Personne ne voudrait voir les préfets tout régenter de nouveau, loin, très loin des aspirations des Français.
Et pourtant le président de la République veut faire voter une réforme territoriale qui jette par-dessus bord près de trente ans de décentralisation.
Il faut bien savoir que son projet n’est en rien un projet d’efficacité et d’économie. Supprimer 3 000 élus locaux, alors que ce sont ceux-là qui coûtent le moins et qui ont les meilleurs résultats en terme de développement économique dans ce pays, est une pure aberration. Aucun élu local n’a à gérer un budget déficitaire (ce n’est pas comme le gouvernement qui a une dette de 150 milliards d’€).
Faire croire qu’un seul élu territorial pourra remplacer un conseiller général et un conseiller régional est un mensonge criant. Dans les faits, le futur élu devra s’entourer d’une technostructure et d’une administration qui retarderont encore les mises en place des projets, prendront des décisions non partagées par les citoyens comme il y a quarante ans. Il s’agit d’un retour en arrière, d’une recentralisation qui n’ose pas avouer son nom, d’une réforme antidémocratique. Alors que nous voulions aller plus loin dans la décentralisation en donnant plus de moyens aux collectivités qui sont le moteur, pour 75%, de l’économie de notre pays, nous assistons à un projet de régression.
Il faut expliquer cela au peuple de France et il faut que le peuple s’exprime à ce sujet. C’est urgent.