Monsieur le maire,

Publié le par Serge MERY

la région d’Epinay est en crise. La vie quotidienne de ses habitants devient de plus en plus difficile. Les conditions de déplacement se dégradent, le peu d’emploi existant disparait, le prix des logements ne cesse d’augmenter. Un véritable scénario catastrophe est en train de se mettre en place pour Epinay-sur-Seine.

La vie politique, l’exercice du pouvoir, c’est la pratique de la décision en tenant le plus grand compte de l’écoute de ses concitoyens et en n’oubliant pas la réflexion. La dégradation des conditions de vie des habitants d’Epinay depuis de nombreux mois impose la prise en compte par les élus des problèmes qui se multiplient.

Il était nécessaire de réaliser une grande opération d’aménagement sur notre commune pour assurer une utilisation rationnelle des espaces, créer des pôles d’activité et assurer un rééquilibrage spatial entre les quartiers. C’est parce que j’en suis persuadé que j’ai contribué, largement, lorsque j’avais des responsabilités, au financement de ces opérations.

Mais était-il nécessaire de lancer tous les chantiers en même temps sauf à répondre à un problème de proximité avec les élections municipales ?

Mais même dans ce cas là, l’élu avait le devoir de surveiller quotidiennement les chantiers et d’assurer leur coordination.

La décentralisation peut-être la meilleure ou la pire des choses. La meilleure si elle permet aux citoyens de s’affranchir de la tutelle bureaucratique qui pèse sur leur vie quotidienne. La pire si elle est un moyen pour l’élu d’oublier ses responsabilités devant ses électeurs.

Je demeure de ceux qui pensent que les élus locaux sont les représentants du peuple. A ce titre bien entendu, ils ne peuvent jamais l’oublier, ou pire le mépriser.

Les collectivités territoriales s’administrent librement. Elles sont autonomes et n’abandonnent leurs prérogatives que volontairement. Dans la gestion des chantiers, (le mot est bien choisi), de la commune, je pense que vous avez abandonné vos prérogatives comme vous le faites souvent dans les affaires courantes de gestion de notre ville.

Vous vous essayez à l’apolitisme municipal, comme tant d’autres l’ont fait avant vous. Mais cet apolitisme est un leurre et vous poursuivez jour après jour une politique conservatrice qui tente de se maquiller pour gommer ses défauts. Mais chaque décision d’un élu, même peu importante en apparence, indique une direction. C’est cela le meilleur de la politique.

Monsieur le maire, je reçois, comme vous certainement, de nombreux courriers d’habitants, de commerçants qui n’en peuvent plus de la situation actuelle. Le ras le bol est important et les gens ne comprennent pas pourquoi tous ces travaux accumulent les effets négatifs. Les délais de transport particulier ou collectif sont dramatiquement allongés. Les conditions faites aux utilisateurs de bus sont quasi inhumaines à certaines heures. Les citoyens s’obligent à de longs parcours, souvent rendus dangereux, à pied. Ils se sentent abandonnés de leurs élus.

Pire, l’esprit citoyen déjà fragile, se détruit et beaucoup font n’importe quoi au détriment de la sécurité générale. Les règles ne sont pas respectées et vos fonctionnaires de police sont invisibles et laissent se perpétuer des stationnements dangereux et qui empêchent les flux automobile de s’écouler. Plus personne ne comprend leur zèle dans certains secteurs et leur insuffisance là où ils seraient efficaces.

 

Monsieur le maire, vous avez le devoir d’agir. Vous ne pouvez sans cesse rejeter vos responsabilités sur d’autres. Vous êtes, et vous seul, le premier magistrat de cette ville. Vous devez arrêter les nuisances perpétuelles qui sont subies par vos concitoyens.

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Blanc 18/12/2011 10:37


J'ai du faire interpeller les plus instances de l'état pour que le bouchon de l'avenue Jean-Jaurès cesse, car Chevreau ne faisait rien !


A les entendre, il fallait prendre notre mal en patience jusqu'à la fin de travaux