La primaire socialiste et les sondages fous

Publié le par Serge MERY

A une semaine du premier tour de la primaire socialiste, la gauche peut se dire satisfaite. L'expérience est réussie, malgré mon scepticisme au départ et celui revendiqué par la plupart des cadres du parti.

La droite, très critique en rabat aujourd’hui. Nombre d’entre eux clament haut et fort qu'en 2017, dans un souci de démocratie, il leur faudra passer par la phase « primaire ».

Le débat a eu lieu et les Français apprécient. Ils peuvent choisir celle ou celui qui sera leur compétiteur en mai prochain. TVA sociale exclue, protectionnisme pour nos salariés mais ouverture au monde, avenir de la planète, répartition équitable des fruits de la croissance, refonte de notre système éducatif, morale en politique, non cumul des mandats électifs, rejet du contrat de génération pour une majorité des compétiteurs, sécurité, développement des emplois dans l’écologie , …les sujets sont nombreux et concrets. Mais rien n’est terminé et cet exercice de démocratie va se poursuivre encore jusqu’au 16 octobre.

Encore faudrait-il qu’il ne soit pas déformé par des commentaires journalistiques établis à partir d’éléments particulièrement faux.

En effet, tout le monde s’accorde pour dire que les études d’opinion sont fausses et les sondages d’une grande médiocrité. C’est sans aucun doute pour cela que la Sofres s'est toujours refusée à la publication du moindre sondage sur cette primaire, estimant ne pas être en mesure de fournir un résultat scientifiquement solide.

Le décalage des chiffres des sondages est grand avec ce qu'on ressent sur le terrain.

Mandaté lors d'une réunion regroupant les représentants des candidats, le premier secrétaire par intérim du PS a décidé de saisir par courrier la commission des sondages à propos des enquêtes d'opinion portant sur les primaires socialistes pour 2012. Il veut obtenir un moratoire sur la publication des sondages dans les médias.

Harlem Désir s'alarme aussi de la méthodologie de certaines enquêtes qui portent sur «un trop petit échantillon» pour qu'elles puissent être représentatives.

En fait, rien n’est joué et les journalistes qui pourtant le savent, doivent arrêter de choisir le candidat de gauche qui pourrait être le plus adapté pour laisser une chance à Sarkozy.

Sarkozy est mal. Mais il est loin d'être mort !

C’est pourquoi je milite pour une candidature sans concessions avec la droite, responsable, volontaire : celle de Martine Aubry.

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fulminator 10/10/2011 06:44



Pour ces raisons, je ne voterai pas pour elle :http://ripostelaique.com/est-il-souhaitable-que-martine-aubry-puisse-devenir-president-de-la-republique.html