Service minimum : esbroufe land !

Publié le par Serge MERY

Dans les faits, le service minimum, il y a longtemps qu’il existe. Il est donc question ici, une fois de plus, de communiquer pour dire à la « France qui se lève tôt » : voyez comme je vous comprends et comme je vous défends contre ces feignants de grévistes !

Ensuite, programmer la discussion en juillet au Parlement, c’est un passage en force. Ni plus ni moins. Comme pour les Universités. En septembre, on peut parier que le « débat » aurait été plus ouvert et les discussions plus animées.

Franchement, ce qui ne va pas avec le RER B (par exemple) ce n’est pas la multiplication des grèves (qui ne pèsent que pour moins de 3% dans les dysfonctionnements) ! C’est le retard terrible et la vétusté des matériels et du réseau et sa saturation, en temps de « paix sociale » comme en temps de grève.

Tout ça masque l’incurie de l’Etat qui se désengage et tente de ranimer des conflits et d’allumer des feux de paille pour enfumer les Français sur les vraies questions :

-          Quand l’Etat mettra –t-il les moyens pour développer une offre de transports à la hauteur des enjeux et mener une vraie politique de services publics?

-          Quand le Gouvernement se décidera –t-il à mettre le paquet sur la recherche et donc l’Université, seul secteur d’activité à même de garantir l’avenir en matière de progrès économique comme de progrès social.

De ce point de vue, la réponse est – hélas - simple : c’est mal parti !

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