Sur le terrain à l’écoute et à l’appui

Publié le par Etienne Mercier

Ces derniers jours ont pour moi été éprouvants et passionnants. Dans mon dernier post de vendredi, je me réjouissais de cette mesure phare qu’est la gratuité des transports Franciliens pour les titulaires du RMI et d’une tarification sociale adaptée à un certain nombre de personnes défavorisées.  Voilà désormais une semaine passée à expliquer cela dans les médias, sur les plateaux télé, dans la presse et à toutes celles et tous ceux qui restent à convaincre.

 

Parallèlement à cela, le lundi 2 qui a suivi l’annonce de cette mesure, je me suis rendu, avec Ségolène ROYAL, Claude BARTOLONE et les Socialistes de Seine Saint Denis à L’usine PSA d’Aulnay sous Bois pour aller écouter et soutenir les grévistes qui fabriquent habituellement les Citroën C2 et C3. La revendication est simple : 300 € d’augmentation. Un pur délire pourrait on se dire. Sauf que le niveau de surendettement de ces personnels, leur mal-logement, leur mauvaise qualité de vie et la précarité de leur emploi font que ce sont des travailleurs accablés dont le pouvoir d’achat est quasi-nul et qui vivotent alors même qu’ils travaillent dur. Ajoutons à cela qu’ils vivent sous la menace d’être délocalisés. Sur le fond, prendre un peu des profits redistribués aux actionnaires pour en redonner à ceux qui ont créés – réellement – ces profits : il fallait y penser n’est-ce pas ? « Sécuriser » ces personnes qui travaillent en France, consomment en France et cotisent en France, c’est un minimum. Pourtant c’est pas gagné.

Ségolène évoque la nécessaire revalorisation des bas salaires et les initiatives à prendre au niveau des banques concernant le surendettement. On en sait également d’avantage depuis avant-hier et ses déclarations très claires concernant les futures obligations des banques et les droits des personnes en difficultés, rincées par le système des frais et des agios.  Là-dessus aussi : pourvu qu’elle gagne ! Reste qu’il nous faut convaincre des ouvriers septiques et méfiants à notre égard.

 

D’où l’importance de mettre en œuvre nos propositions de campagne ! Et de les expliquer. Cette mesure de gratuité pour les Rmistes et la batterie des mesures tarifaires décidées vient donc à l’appui de notre démonstration. Pour être crédible, la Gauche doit agir. C’est ce que nous faisons.

Cette affaire a plusieurs « mérites » et notamment celui de poser la campagne du bon côté de la barrière pour celles et ceux qui doutaient du message : celui des travailleurs en mal de pouvoir d’achat, d’emploi et d’insertion.

Voilà un combat symbolique à plus d’un égard ; dans un département symbolique ( la Seine Saint Denis ), un secteur symbolique de l’économie de notre pays

(l’industrie automobile) dans un moment important qu’est l’élection présidentielle.

Une leçon (globale) : il faut être pédagogue. D’une part parce qu’on ne fait pas le bonheur des gens à leur place mais avec eux. Ensuite, parce qu’il faut expliquer, sans relâche, ce que vous comptez faire et pourquoi.

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