Education. Mais que veut-on à la fin ?

Publié le par Etienne Mercier

Je reçois une copie d’un communiqué des enseignants du Collège Roger Martin du Gard adressé à Monsieur Hervé BRAMY, Président du Conseil général de Seine Saint Denis et interpellant les pouvoirs publics sur la dérive sidérante et l’abandon progressif de la mission d’éducation de l’Etat.
Que dire sinon mon accord plein et entier avec ce coup de gueule et ces revendications ?!  C’est vrai que tout ça nous a des airs de vieille rengaine « gauchiste ». Pourtant, a y regarder de près et pour bien connaître le problème en tant que père de famille et élu local,  je peux affirmer que la situation vire au catastrophique !

Entre la démagogie liée à la campagne présidentielle et la réalité des missions et des financements sur le terrain, la fracture est béante et le malaise est généralisé. D’un côté, nos élus de Droite jurent la main sur le cœur qu’ils feront de l’école de la République une priorité majeure. De l’autre, on cherche à remettre en cause la réalité d’un service public de l’éducation, on coupe les moyens, on décentralise, on flexibilise et on raréfie l’oxygène en supprimant des postes.

 Bivalence, flexibilité, quotas, suppression de postes (…), cela suffit !

 Lorsqu’on a en charge la collectivité, on doit faire des choix et les assumer. L’éducation est une priorité absolue. Il faut donc mettre les moyens en face des besoins et ne pas chercher à économiser. Que celles et ceux, Collègues de Messieurs Sarkozy et Bayrou à l’Assemblée nationale et leur Ministre UDF, Monsieur De Robien, qui font le choix d’une éducation à plusieurs vitesses et privatisent de fait le métier d’éduquer et d’enseigner, assument leurs actes !

De mon côté, je soutiens les actions des enseignants et des parents d’élèves des établissements d’Epinay sur Seine pour refuser la dérégulation du service public de l’éducation dans un moment où la République doit réafirmer l’égalité entre les élèves et donc les territoires.

 Je soutiens la grève de ce mardi 20 mars et je serai samedi 24 mars aux côtés de celles et ceux qui luttent pour qu’Epinay ne voit pas ses établissements se dégrader.

Je pense par ailleurs qu’il faudra à l’avenir être offensif sur ces questions et que cela passe par une revalorisation du statut des enseignants, trop souvent attaqué et pourtant fondamental dans une République sociale et égalitaire.

 

 

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