Une semaine décisive !

Publié le par Etienne Mercier

PDP (Plan de déplacement de Paris) aujourd’hui au Conseil de Paris ; Schéma directeur d’Ile de France (SDRIF) et Contrat de projet Etat-Région (CPER) en séance du Conseil régional d’Ile de France les 14, 15 et 16 février : en  5 jours (et peut-être 6 si les débats s’éternisent), deux visions du territoire vont s’affronter.

SDRIF, PDP, SRIT, NAT, PAP, SDAU, ANRU, CRADT, CIECT, DUCSAI, GIEC, STIF, RATP, CESR, PDUIF, (…) et j’en passe encore, ce sont autant de schémas, de conférences, de groupes, de plans (…) qui quadrillent, (ré)organisent, gouvernent et projettent nos territoires (nos villes, nos départements, nos régions) dans ce qu’ils sont et seront.

Pour technique que cela paraisse (et c’est l’intérêt de la chose), c’est en fait très simple. Il s’agit de planifier le mieux possible et dans une enveloppe restreinte (forcément ! Ce sont nos impôts !) la vie de notre cité et d’agir au mieux pour l’améliorer. Cela donne l’implantation d’un tramway ici (quel tracé ? quels financements ? quel matériel ?) la couverture d’un tronçon routier là (combien d’habitants cela concerne ? Quel est le niveau sonore du secteur ?) ou encore telle ou telle déviation d’agglomération, mise en site propre d’un bus, mise en accessibilité d’une gare, rénovation, etc.

Cette semaine est donc décisive pour nous toutes et tous qui habitons en Ile de France. Car les débats qui vont avoir lieu au Conseil de Paris d’abord puis au Conseil régional mercredi, jeudi et vendredi sont cruciaux. D’abord sur les déplacements et la vision du territoire. Mais aussi sur les projets contractualisés avec l’Etat qui annonce des grands chantiers mais rechigne à mettre en face des montants financiers à la hauteur.

Sans aller plus avant dans le commentaire, disons que deux visions du territoire, de la ville, du département, de l’espace régional, vont s’affronter.

Une de la Droite, tournée vers une décentralisation sans péréquation, où les villes et les départements riches le sont chaque jour d’avantage, refusant de prendre part à l’effort de solidarité et au rééquilibrage territorial. Cette vision est symbolisée par la voiture individuelle, le « rêve » pavillonnaire et la non-mixité sociale. C’est une vision où le service public des transports, de la police, de la poste ou même de l’éducation laisse la place au repli sur soi et à la peur de l’autre. Que dire de plus ? Les communes riches s’occupent de leurs petites affaires et les communes pauvres rament et peinent à trouver des aides. S’ensuit une ghettoïsation exponentielle d’enclaves riches à côté d’enclaves pauvres.

L’autre vision, de gauche celle-ci, privilégie la cohérence territoriale, la solidarité urbaine et l’environnement. Elle est symbolisée par une politique très offensive en matière de transports en commun et de renouvellement urbain et a eu la faveur des Franciliennes et des Franciliens en 2004 sous le label « Pour une Eco – région humaine et forte » défendu par mon ami Jean-paul HUCHON, Président du Conseil régional d’Ile de France. Je m’essaierai un jour à dresser le portrait de ce personnage que je côtoie depuis de nombreuses années.

Cette semaine, je vais essayer de faire partager mes points de vue quant aux débats qui s’engagent et engagent historiquement notre territoire et donc notre qualité de vie.

Le tout dans un contexte présidentiel où, comme c’est désormais l’habitude depuis la « campagne de gauche de Jacques CHIRAC » et sa fracture sociale empruntée au brillantissime Emmanuel TODD,  le candidat UMP, Nicolas SARKOZY, pour le nommer, cite Blum et Jaurès et visite des usines alors que je constate chaque jour à Epinay, en Seine Saint Denis et en Ile de France, les désastres de sa politique et les mensonges quotidiens sur ses prétendus résultats en matière d’insécurité. Un jour je vous parlerai de ces postes de police que nous avons financés et dans lesquels beaucoup trop peu de policiers n’officient.  

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