La Région propose un plan de 900 millions d’euros sur 10 ans aux établissements d’enseignement supérieur d’Ile-de-France

Publié le par Serge MERY

Compte tenu des difficultés que connaissent les universités et les écoles, en raison des incertitudes du plan Campus et des atermoiements de l’Etat,  la Région considère qu’il est temps de construire un cadre collectif clair pour les établissements. Certains ont besoin d’avancer rapidement sur les opérations proposées au plan Campus  (création du campus de Paris Condorcet, structuration du campus de Saclay, développement des campus Paris Est et Cergy, intégration des projets parisiens), d’autres doivent pouvoir développer un projet stratégique en réseau.  

Aux 200 millions d’euros dédiés aux opérations impactées par le plan Campus (contrat de projets  Etat-Région 2007-2013), la Région est prête à ajouter 700 millions d’euros d’ici à 2020.

L’enjeu est d’accélérer le développement de tous les établissements sur la base d’un plan régional concerté. Ce plan permettra notamment d’amplifier les politiques régionales engagées depuis plusieurs années (Domaines d’Intérêt Majeurs, Pôles de compétitivité, amélioration des parcours et des conditions de vie étudiante).

Il devrait articuler crédits de fonctionnement à l’appui des PRES et crédits d’investissement pour les différents établissements.

Ce dispositif novateur pourrait se traduire par une contractualisation directe entre la Région et les établissements.

La Région engagera ainsi dans les prochaines semaines une série d’échanges afin d’aboutir aux grandes lignes de ce plan d’ici la fin de l’année. « Nous attendons aussi de l’Etat qu’il clarifie ses engagements financiers notamment sur certains pôles comme Paris et Condorcet jusqu’à présent curieusement négligés par le Gouvernement ».

« L’Ile-de-France représente un territoire  majeur pour l’enseignement supérieur et la recherche, secteur clé du rayonnement de la métropole. « A l’engagement de la Région et des collectivités doit correspondre un réel engagement de l’Etat, un euro pour un euro, de l’investissement direct sur dix ans et non sur vingt cinq tel qu’envisagé par le Gouvernement ».

Commenter cet article