Mon INTERVENTION lors du CONSEIL GENERAL DE SEINE SAINT DENIS 12 février 2009

Publié le par Serge MERY

« Monsieur le Président, je suis là en tant que Conseiller Général. Cela étant, je peux peut-être rappeler quelques petites choses. J’ai été atterré des discours tenus ce matin ; on entend les mots de « manque de solidarité d’une collectivité par rapport à une autre » … « nous devons exiger » … Mais on n’a rien à exiger d’une collectivité sur l’autre. Chaque collectivité est indépendante et je vous rappelle quand même que le choix des contrats Région -Département relève d’une volonté qui a été celle de l’exécutif régional de dépasser les outils traditionnellement ouverts aux autres collectivités. Cela fait partie d’un tout. Il n’est pas question de lui donner toutes les vertus, à ce contrat Région -Département ; il n’est pas question d’y mettre la totalité des besoins de ce Département. Il y a d’autres outils : le contrat de projet Etat – Région, les contrats régionaux, toutes les subventions de droit commun, des projets en matière de transports (je pense au plan de mobilisation des transports collectifs, qui va porter sur plus de 20 Md€ si l’Etat y souscrit et qui arrosera une partie du Département parce qu’il y a des besoins). Quand j’entends dire qu’il n’y a pas de solidarité avec ce Département et que je vais un peu partout dans ce Département pour inaugurer des choses, à Gagny, à Saint-Ouen, à Montreuil, à la Courneuve … Encore ce week-end, on doit aller à la Courneuve avec Stéphane Trousselet Gilles Poux pour inaugurer des résidences … On n’arrête pas ! En transports collectifs, mes Chers collègues, nous avons en ce moment des travaux en cours et qui s’élèvent à chaque fois à des centaines de millions d’euros : le tramway sur la Nationale 1, le prolongement du tramway à l’Ouest sur Asnières - Gennevilliers traversant la commune de l’Ile-Saint-Denis, la tangentielle Nord qui démarre après cinquante ans d’attente … ce sont à chaque fois des centaines de millions de travaux ; demain, le pôle de Noisy le Grand, le Tram à Epinay Villetaneuse, le barreau de Gonesse, le T 4, puisque, cher collègue Toro, nous discutons de cela au Syndicat des transports d’Ile de France, et après des mois d’études et de projets, nous sentons la possibilité d’avancer avec les maires concernés. Il fallait trouver le chemin. Aujourd’hui, nous sommes peut-être en passe de trouver ce chemin. On ne peut pas passer au-dessus de l’avis des maires, mais on avance sur ce projet. Nous avons l’intention de le financer rapidement. Franchement, le Conseil régional, dans cette affaire, ne souhaite pas contractualiser avec les mairies, il souhaite contractualiser avec l’exécutif départemental ; il souhaite contractualiser sur des visions communes entre la Région et le Département, c'est-à-dire naturellement les collèges, l’avenir de la jeunesse, le développement, les transports, l’éco-Région. Ce sont des enjeux partagés par les deux collectivités. Je voulais dire cela parce qu’il faut faire attention à ce que l’on dit dans cette assemblée. En effet, si cela se transportait à l’extérieur de cette assemblée, d’autres départements s’opposeraient à ce que l’on applique un régime particulier au Département de la Seine Saint-Denis. Je vous rappelle que c’est la première fois dans l’histoire que l’on accorde une subvention qui ne soit pas paritaire sur les contrats particuliers. Franchement, c’est tout un débat au Conseil régional. Cet après-midi, j’ai des amendements du style : « Pourquoi y a-t-il un régime particulier au bénéfice du Département de la Seine Saint-Denis ? » Il va falloir que l’on s’explique et que l’on dise pourquoi. N’essayons pas de défigurer la réalité. Nous avons un outil supplémentaire à notre disposition pour faire avancer le Département de la Seine Saint-Denis ; il faut l’utiliser, il ne faut pas le parer de toutes les vertus, ne pas essayer de faire en sorte d’y mettre des projets comme les 1 000 projets du Premier Ministre sur la relance … Non, il y a des choses concrètes, accessibles parce que c’est aussi cela, l’important : pouvoir réaliser des choses que l’on va faire réellement, pas seulement des annonces, et pas non plus des projets pharaoniques qui n’ont rien à faire dans ce projet-là, qui sont traités par ailleurs. Le projet du RER B, par exemple, a été examiné au Conseil d’administration du STIF hier matin, des financements sont prévus, c’est un autre débat, un autre sujet, un autre projet, cela ne doit pas entrer là-dedans ».

Commenter cet article