Un outil abandonné

Publié le par Serge MERY

J’avais émis l’idée, il y a plusieurs mois de monter une section socialiste d’entreprise pour les personnels, les retraités et leurs familles, de la mairie d’Epinay. Je partais du constat assez simple que la défaite de 2001 aux élections municipales tenait à de nombreux facteurs mais notamment à la désaffection, et même à l’hostilité de nombreux personnels de la mairie.

Dix sept personnes étaient prêtes à relever le défi et souhaitaient faire vivre un nouvel espace politique sur le mode que certains d’entre eux avaient connu dans le passé : un espace réellement démocratique et convivial.

Pour ne pas risquer d’influencer le congrès de Reims, nous avions convenu d’attendre son lendemain pour lancer notre initiative. Notre prudence n’était sans doute pas suffisante car nous avons été soumis à l’incompréhension, à la peur et à l’indignation. Comment ? Un espace démocratique non soumis à la rectitude, au contrôle : impossible. Il fallait empêcher cela et faire pression sur les aventuriers même si leur projet était statutaire, règlementaire et salutaire pour le parti socialiste à Epinay. Cela fut fait avec une telle vivacité que des personnels municipaux ont émis des craintes pour leur carrière car le bruit s’est répandu dans le microcosme. Des noms ont circulé. Des questions ont été posées, pleines de menaces éventuelles. Des mensonges ont été proférés.

Voila comment des personnes qui trahissent depuis des années les règles de leur parti, y dérogent sans vergogne pour préserver des résultats internes soumis à leur intérêt, voila comment donc ces personnes frileuses ont détruit un outil avant qu’il ne soit utilisé.

Car il n’est pas question pour moi de faire courir le moindre risque à des amis. C’est encore une occasion de perdue mais il est vrai que « quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ».

Ce proverbe de Confucius est totalement adapté à la situation d’Epinay où la Gauche devrait avoir comme ambition de faire plus de 32% aux élections municipales.

Exit donc Edouard Vaillant 

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