Dans cette bataille, la guerre déclarée par Nicolas Sarkozy est une erreur dramatique.
Erreur, car ce dossier méritait d’être posé, sans aucun doute, mais pas dans ces termes.
D’ailleurs, les bretteurs habituels de la droite sont immédiatement montés à l’assaut, mais dans un tel désordre que l’on ne perçoit plus très bien l’idée qui sous-tend leur proposition.
Entre un Karoutchi, un Jégo ou un Dallier, il est difficile de s’y retrouver et il est difficile d’entrevoir un projet, une ambition pour une métropole
parisienne.
Il va pourtant de soi que le problème existe. Nous savons tous que les limites administratives de Paris sont une
contrainte. Nous savons tous que le pouvoir décisionnel de la région Ile de France manque d’ambition à cause de la loi actuelle. Pourquoi faut-il 10 ans minimum pour construire un
tramway dans notre région alors que cinq années suffisent ailleurs ? Pourquoi, en matière de logement (un des dossiers les plus chauds) la région n’a pas l’autorité sur les intérêts
particuliers ? Pourquoi réfléchir en terme de bassin de déplacement à l’horizon régional alors que les problèmes de nos voisins du sud de la Picardie sont totalement identiques à ceux de
tous les Franciliens : rejoindre les pôles d’emploi d’Ile de France ?
Ce dont nous avons besoin c’est
plus de capitale et plus de région Ile de France et surtout pas moins de département.
Ce dont nous avons
besoin, c’est plus de péréquation, plus de solidarité fiscale, urbaine et sociale et en ce sens, le rôle de l’Etat est incontournable et justifié.
Ce dont nous avons besoin, c’est d’un Etat qui oblige les communes à respecter la loi SRU pour jouir d’un parc de logements sociaux de 20% minimum
partout.
Ce dont nous avons besoin, c’est d’outils de financement adaptés, pérennisés qui nous permettent de travailler
à la mise en place de nos projets pour réduire les inégalités territoriales.
Nous
ne sommes pas opposés, ni figés, ni frileux sur cette réforme. Nous voulons avancer dans la décentralisation, avec un Etat garant.




