Mourir de faim

Publié le par Serge MERY



Les déclarations de Dominique Strauss Kahn sont alarmantes comme celles de nombreux responsables internationaux.
Des centaines de millions de citoyens du monde sont en danger de mort. Quand le prix des céréales augmente de 84%, il est évident que le problème n’est plus seulement conjoncturel (guerre, sècheresse…) mais il remet en cause les fondements même de la mondialisation. Et tout cela dans la plus grande indifférence du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui continue sa politique honteuse et inhumaine de l’immigration.
La police de France applique fermement les consignes du ministre alors que des enfants tombent des fenêtres, des femmes se suicident, d’autres se noient pour fuir « les forces de l’ordre. »
En 2002, le gouvernement de Lionel Jospin attribuait 37 milliards de francs (1,59% du budget) à l’aide au développement des pays pauvres. Nous étions le deuxième donateur mondial.
Aujourd’hui, la France ne consacre plus que 0,39% de son produit intérieur à l’aide aux pays pauvres. C’est la différence entre la gauche et la droite. C’est la différence entre l’honneur et la honte.

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Bernard 27/04/2008 18:22

"En 2002, le gouvernement de Lionel Jospin attribuait 37 milliards de francs (1,59% du budget) à l’aide au développement des pays pauvres. Nous étions le deuxième donateur mondial.Aujourd’hui, la France ne consacre plus que 0,39% de son produit intérieur à l’aide aux pays pauvres. C’est la différence entre la gauche et la droite. C’est la différence entre l’honneur et la honte." Non, l'honneur serait de payer les matières premières et le travail des pays pauvres à leur juste prix, celui qui leur permettrait de vivre.La honte peut-être aussi celle des politiques qui, pendant vingt ans ont puisé dans les caisses de notre pays, ce qui fait qu'aujourd'hui elles sont vides!Il n'y a aucune gloire à "faire" avec l'argent du peuple, n'importe qui en est capable. Par contre, le même peuple est-il pret à consommer plus cher les produits des pays pauvres? Ajoutons à cela le résultat des spéculations et la situation actuelle s'explique.Jospin et Sarkozy, la gauche ou la droite n'y sont pour rien et n'y peuvent rien. La France n'a plus les moyens, ni de l'honneur, ni de la honte.

fulminator 21/04/2008 15:38

La France a d'autres priorités : son déficit
L’Insee a confirmé, le 28 mars dernier, la dégradation des finances publiques en 2007, plus forte que celle prévue par le gouvernement. Le déficit public a donc atteint 50,3 milliards d’euros (2,7 % du PIB). La raison principale n’est pas la crise financière internationale mais bien une progression plus forte des dépenses publiques que celle des recettes. Cette conclusion est d’ailleurs validée par le gouvernement, qui ne peut que constater l’explosion non maîtrisée des dépenses publiques, notamment celles des collectivités territoriales. Les finances dérapent, le contrôle de la dépense publique est quasi inexistant, malgré des tentatives allant dans le bon sens (RGPP, audit de modernisation de l’Etat…).
Le gouvernement prévoyait un déficit de 2,4 % du PIB. Malheureusement, c’était sans compter l’inflation des dépenses des collectivités territoriales. En effet, le dérapage de leurs dépenses (7,2 milliards de déficit, un record !) est bien plus élevé que prévu. Il expliquerait à lui seul près des deux tiers de la différence entre les prévisions et le déficit réel. L’explosion des effectifs de la fonction publique territoriale explique pour une bonne part ce phénomène. En 25 ans, alors que le PIB progressait de 37 %, les dépenses de personnel des collectivités locales ont bondit de près de 80 %. La croissance des effectifs (Entre 25.000 et 30.000 créations nettes de postes par an dans les collectivités) ainsi que l’évolution de leurs salaires (deux fois plus rapide en moyenne depuis 20 ans comparée à la fonction publique d’Etat) semblent ainsi non maîtrisables.
L’argument du transfert des compétences ne tient pas véritablement la route, puisqu’il ne s’est pas accompagné d’une baisse sensible des dépenses dans les administrations centrales. Les collectivités territoriales sont pleinement responsables de cette situation, s’emparant, sous prétexte de service public, de toutes les missions électoralistes qui plaisent à certains élus irresponsables et clientélistes. La remise en question des domaines d’intervention des collectivités locales s’impose. La révision générale des politiques publiques devra identifier les doublons et redéfinir un cadre d’action clair et efficace sous peine de ne jamais arriver à maîtriser les déficits, et faire payer aux générations futures les gabegies du présent