Vers le congrès

Publié le par Serge MERY

Evitons la répétition de 2004 : de très bons résultats aux régionales et cantonales et puis un échec aux présidentielles. Pour cela, prenons bien en compte la totalité du message des urnes en mars 2008. C’est l’enjeu de notre congrès.

Il y a eu l’acceptation de notre projet qui avait été nourri de nos valeurs économiques et sociales. Les Français nous ont fait confiance parce que nous avions une bonne image de gestionnaires de nos collectivités locales mais aussi parce que nous avions des idées sur le pouvoir d’achat, le logement social et les retraites alors que la droite paraissait en panne ou hors sujet sur ces questions. Le peuple de France retrouvait une vraie gauche. Toutefois, soyons humbles. Le taux d’abstention, notamment dans les quartiers modestes, démontre l’attente de nos concitoyens, leur souffrance, leur fragilité, leur impression de ne plus totalement faire partie de notre société. Nous avons une grande responsabilité envers ce public. Nous devons leur dire que nous avons compris et que nous allons travailler concrètement à des réponses appropriées.
Le message des urnes, c’est tout cela et pas seulement le rejet du comportement de Nicolas Sarkozy et de son attirance pour le « fric roi ».
Traduire le message des urnes, c’est aussi intégrer que les habitants de nos cités, les femmes qui attendent des réponses sur la petite enfance, les jeunes qui revendiquent un vrai travail (et c’est bien leur droit), les personnes âgées qui veulent être accompagnées, toutes celles et tous ceux qui veulent apporter de la richesse à notre société et en bénéficier en retour, tous ces gens là attendent aussi  des réponses nationales.
Notre congrès doit servir à cela. Nous devons démontrer qu’à côté des collectivités locales, il y a un Etat présent, solidaire, acteur, un Etat qui garde ses prérogatives, ses responsabilités, un Etat qui limite les différences, qui comble les fossés et qui redonne confiance à tous.
Des Français nous écoutent de nouveau. D’autres sont prêts à le faire. Sachons simplement leur parler des solutions à leurs problèmes et surtout pas de nos problèmes

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