Rupture au conseil général

Publié le par Serge MERY

bartops.jpegLe jeudi 20 mars 2008 restera dans les mémoires collectives des militants de gauche en Seine Saint Denis.
Depuis quarante ans, le conseil général était géré par une majorité dirigée par le parti communiste. Demain, mon ami Claude Bartolone prendra ses fonctions de Président du conseil général. Le choc est brutal pour le peuple de gauche.
Brutal et douloureux pour les communistes, même si ce rendez-vous était inéluctable. Tous vivaient depuis des années l’érosion de la représentation communiste dans notre département comme partout en France. Il faut se souvenir de Dugny, Rosny, Aulnay, Drancy, Montfermeil, Neuilly Plaisance, Romainville, Noisy le Grand, Gournay, Pantin, Noisy le Sec, l’Ile Saint Denis mais aussi Sevran et Villepinte qui elles ont été regagnées. Toutes ces villes ont changées leurs équipes depuis ces trente cinq dernières années. Et aujourd’hui, Montreuil, Aubervilliers et Pierrefitte rejoignent la liste. Mais il faut bien constater que sur ces 17 communes, 11 d’entre elles ont été ravies par la droite avant, trop peu souvent, de revenir à des amours de gauche profitant quelquefois aux socialistes. A l’examen de ce constat, il est difficile de laisser croire que Claude Bartolone serait le fossoyeur du parti communiste. Une analyse trop simpliste pourrait coûter encore cher à nos partenaires. Les raisons de cette évolution sont plus profondes et les solutions pour les communistes plus complexes. 
Brutal et déterminant pour les socialistes car le respect de la volonté des électrices et électeurs de ce département nous engage à réussir dans un contexte national extrêmement préoccupant. La problématique des finances locales, le désengagement de l’Etat de nombreux champs d’action, la paupérisation d’une partie de plus en plus grande de notre population nous imposent une rigueur, une inventivité, des changements de cap incontournables pour réussir. C’est bien pour ces raisons que Claude Bartolone nous a mis au travail dès le lendemain du second tour sans même attendre la mise en place officielle. Notre département a besoin d’une mobilisation totale, d’une énergie et d’un cap. Je suis persuadé, parce qu’il en a déjà fait la démonstration, que Claude Bartolone sera l’homme qui conduira la Seine Saint Denis sur la voie d’un renouveau de qualité.

 

Le 20 mars, c’est vraiment le printemps en Seine Saint Denis.

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