SERGE MERY le blog
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A Epinay sur Seine, en Seine Saint Denis, en Ile de France, Agir pour changer la vie de mes concitoyens, avec eux, pour eux.                      

J'ai voulu faire ce blog simplement, parce que je suis un élu de la République et un militant socialiste qui s'assume. Participer au débat public avec l’internet  est aujourd’hui, au-delà des poncifs sur le réseau ou la « blogosphère », une réalité plutôt dans l’air du temps en ce sens que l’information circule directement entre nous. Que je ne me censure pas. Que vous pouvez réagir et m’interpeller et que c’est toujours plus écologique qu’un tract même si je resterai celui que certains connaissent : dans la rue, privilégiant le contact et l’échange. Vous trouverez sur mon blog, sans fard ni faux semblant, tout ou partie de ce que je pense être juste au moment où je l'écris, avec toujours pour exigence un autre monde, plus juste, plus sûr, plus solidaire et plus viable.

 

Parti Socialiste


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La Région



 
Mardi 15 mai 2007

Le 10 mai, en fin de matinée, je me suis rendu Gare du Nord à la commémoration de l’esclavage en tant que crime contre l’Humanité. A l’invitation de l’Association de

l’Amicale des Antillais d’Epinay-sur-Seine, de son Président Jocelyn OBERTAN et de Jean-Luc NIJEAN du Collectif Dom-Tom. Il est des moments utiles, républicains, où se souvenir est

constitutif des combats futurs. Pour l’égalité, la justice, la culture, l’identité nationale forte et riche de nos diversités et de l’unicité de notre Histoire.L’esclavage n’a pas disparu. Les frontières de l’Europe comptent encore nombre de laissés pour compte… noirs africains notamment.  Les inégalités réelles sur notre territoire (accès au logement, aux loisirs, à l’emploi) sont encore fortes. Et les manuels scolaires ne recensent pas encore cette part importante de notre histoire.

Le 10 mai est une grande date. Celle de notre mémoire et des luttes actuelles et futures contre toutes les inégalités et les crimes contre l’Humanité.

Mercredi 9 mai 2007

Mon précédent post «l’échec de Ségolène… » suscite des réactions nombreuses, sur mon blog, par téléphone… et par « retour »  ou « on dit »… Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne souhaite blesser personne ni désigner telle ou tel comme responsable de la situation.

En revanche, j’entends que chacune et chacun prenne ses responsabilités. Tirer à boulet rouge sur Ségolène ROYAL n’est pas responsable et est malhonnête. Ce n’est pas ce que j’ai fait. J’ai, sur ce blog, plusieurs fois, avec modestie et en responsabilité, exhorté les hésitants à voter Ségolène ROYAL : sur l’école, le pouvoir d’achat, la sécurité, la politique de la ville (…), concluant même par «  La population d’Epinay sur Seine a besoin de la victoire de Ségolène. Il faut la lui offrir ! ».

J’ai fait campagne, avec mes moyens – ce blog entre autres – et mes convictions. Pour ma part, j’ai commencé à lutter contre Sarkozy dès 2002 où déjà à l’époque l’on voyait nettement les intentions du personnage. Depuis, je n’ai cessé de livrer ce combat dans ma ville d’Epinay-sur-Seine et j’ai longtemps été seul de ce point de vue. Aujourd’hui, la défaite est malheureusement très nette alors que tout laissait penser il y a un an - après le CPE notamment -  que la victoire ne pouvait nous échapper. C’était d’ailleurs l’argument principal des soutiens de Ségolène.

Alors présenter un score inférieur à 47% comme une victoire relève de l’imposture et est dangereux.

Je ne tire pas sur l’ambulance mais je refuse, en même temps, de me voiler la face. Evidemment , des Camarades bien intentionnés – notamment à mon égard – brandissent la baïonnette et crient « Trahison ! ». Au-delà de ma personne, ce qui est inquiétant c’est que soit réhabilité le délit d’opinion. Ayant alerté depuis longtemps du danger de certaines propositions de Ségolène et par ailleurs fait un autre choix au moment du vote d’investiture, mon droit a la critique est fondé et se justifie par la situation actuelle. Et bien compris, les commentaires agressifs et menaçants à mon endroit - que je ne souhaite pas publier pour les plus injurieux -  n’honorent pas leurs auteurs qui prouvent par leur attitude et leur propos la difficulté au Parti socialiste de faire valoir un point de vue différent. Pour autant, je n’ai – pour ma part – JAMAIS CRITIQUE le Parti socialiste et sa candidate pendant la campagne. Je n’ai pas goûté les déclarations de Michel Rocard, Hubert Védrine, Claude Allègre, Bernard Kouchner (…) sans parler d’Eric Besson qui, tous, avaient signé au bas du texte de congrès avec mes détracteurs d’aujourd’hui.

La gauche connaît une grave crise et au cœur du problème, le Parti socialiste, sans qui rien ne peut se faire, est écartelé entre ceux qui veulent faire un grand parti démocrate à l’américaine avec BAYROU et celles et ceux qui veulent simplement faire de Ségolène ROYAL le nouveau chef de l’opposition, sans rien changer finalement sur le fond.

Enfin, je lis que Ségolène a été victime de toutes les campagnes et les procès en incompétence ainsi que d’une presse hostile. Moi aussi, je trouve cela ignoble et surtout injuste. Mais quel naïf ne s’attendait pas à cela - même de son camp - et pourquoi ce reproche devrait m’être adressé en particulier ? Lorsqu’elle a remporté l’investiture au premier tour avec 60% des voix des socialistes, le minimum était d’être magnanime avec les 40% restants et de rassembler le plus largement possible sa famille politique. J’ai vu, moi, comment ses partisans, à Epinay notamment, tentaient de rassembler. L’adhérent historique que je suis en est sorti meurtri. Mais debout. Et c’est une nouvelle leçon que cette affaire. La même que celle du référendum sur le Traité de constitution européenne. On ne traite pas le peuple et les minorités par le mépris. On l’on s’attend à en payer le prix fort.

Cela mérite – a minima – une discussion franche et sereine. Car ni l’une ni l’autre des postures ne me conviennent et sont propices à redonner l’espoir à gauche. Et j’ai bien l’intention, via ce blog entre autre, de faire valoir mes points de vue  pour participer à l’indispensable redressement de la Gauche. Ceci est ma position. Et je n’ai pas l’intention de la taire. La démocratie ne peut faire l’économie d’un débat.

Lundi 7 mai 2007

Je suis de celles et ceux qui pensent depuis fort longtemps que Ségolène Royal n'était pas apte à  gagner l'élection présidentielle.
Sa ligne politique n'avait pas d'espace pour exister et mobiliser les Français. Nous avons gagné les cantonales, les régionales et les élections européennes sur des engagements clairement à Gauche. Il faut bien dire que ce n'était pas le cas du « pacte présidentiel » qui sur bien des points restait d'une grande timidité.
Depuis janvier tous les sondages (IPSOS ; IFOP ; SOFRES ; CSA) assombrissaient le paysage. Elle a perdu 8 points en 3 mois et demi. Son résultat du 22 avril (près de 26 %) n'était donc pas surprenant. En fait, le peuple de Gauche avait un tel appétit de victoire qu?une partie de celui-ci a voté pour Ségolène dès le premier tour, par raison. Ses 25,80% ont asséché les autres formations de Gauche qui obtiennent 10,57% à comparer aux 19,06% de 2002. Ces 8,49% empruntés à la Gauche dès le premier tour nous ont permis de devancer Bayrou mais « ce vote utile » nous condamnait pour le 6 mai.
Pourquoi cet échec grave alors que "la victoire ne devait pas échapper à la Gauche" après 5 ans de gestion calamiteuse par la Droite ?
Il y a probablement nombre de causes et le comportement à éclipses de notre candidate a pesé car les Français avaient l'impression de ne pas savoir où on les menait.
Il y a aussi des causes programmatiques avec des propositions qui ne tranchaient pas toujours avec celles d'autres candidats d'où les facilités pour des électeurs socialistes de passer directement chez Bayrou jugé souvent plus capable de battre l'épouvantail Sarkozy au deuxième tour.
Le financement du Contrat Première Chance n'était pas établi avec des régions qui commencent sérieusement à manquer de ressources. L'avenir des jeunes n'était guère assuré.
En ce qui concerne l'intégration, la question des discriminations était assez floue et le « coup » du drapeau français a fait frémir nombre de socialistes convaincus qui voyaient là un penchant nationaliste bien loin des enseignements de Jean Jaurès.
Les brigades des mineurs et les centres renforcés encadrés par des militaires étaient suspects et critiqués même par les militaires.
La régionalisation utilisée comme réponse à la délicate question de la réduction des services et donc des effectifs de l'Etat ne pouvait séduire une grande majorité de notre électorat traditionnel. Les intentions en matière fiscale comme en matière de péréquation n'étaient d'ailleurs pas expliquées.
La démocratie participative apparaissait un peu comme une tarte à la crème d'abord parce qu'elle n'était guère définie comme une obligation et qu'elle aurait été traduite au gré des collectivités. Mais Ségolène est apparue aussi vraiment incertaine dans son débat télévisé contre Sarkozy, en promulguant ce recours permanent au dialogue avec des échantillons de français qui lui servaient à cacher un manque d'avis personnel sur des questions essentielles.
Ce duel médiatique a montré des qualités certaines de notre candidate et notamment sa pugnacité, sa force, sa volonté et des valeurs de gauche sur nombre de questions. Mais elle n'a que trop rarement déstabilisé son adversaire, ne répondant pas aux attaques insupportables sur François Hollande ou ne poussant pas son avantage quand le candidat de droite était gêné. L'aumône des 3 minutes dépassées pouvait dès lors apparaître comme la dernière claque à l'élève.
Cela faisait déjà pas mal de dégâts potentiels.
Mais en plus, Ségolène ne s'obligeait pas à répondre sur certains sujets délicats.
Les gènes responsables de la pédophilie et des suicides devront attendre du 26 mars au 06 avril pour émouvoir notre candidate et elle a attendu le 11 avril (16 jours) pour dénoncer réellement le danger Sarkozy !
Interrogée sur les attentats en Corse, elle déclare « ne pas vouloir polémiquer avec la Droite sur ce sujet » et « ne pas vouloir parler de ce qui ne va pas ».
Interrogée sur le terrorisme en Irak, elle écarte la question par une pirouette « Poseriez-vous la même question à un homme ? » Et puis, rien. Surréaliste !
Interrogée sur les baisses d?impôt, elle répond « On verra. Mon gouvernement règlera ces problèmes ».
Sur Cesaré Battisti, elle dit qu' « elle n'a aucun commentaire à faire » et que cette affaire « ne regarde que l'Italie et le Brésil ».
Tout cela cumulé et j'en ai oublié pas mal, cela faisait trop de non-réponses face aux attentes et aux inquiétudes réeles des Français !
Je suis en colère contre celles et ceux qui nous ont imposé cette candidature tant je reste persuadé qu'un Fabius, un Strauss Kahn ou même un Hollande aurait fait mieux et nous aurait offert cette victoire attendue, cette victoire nécessaire.
Il reste à encaisser cette nouvelle défaite et en analyser les causes. La Gauche est certainement à repenser et l'aventure Ségolène peut d'ailleurs en être un des éléments, mais sûrement pas l'élément central.
Il y a danger et donc il y a urgence et l'on ne peut se permettre de repousser une recomposition d'une Gauche qui aujourd'hui est vitale. Il faut réagir dès cette semaine et ne pas céder aux contraintes externes comme nous l?avons fait après le séisme de 2002. La Gauche, fière de son « chiffon rouge de la liberté » pèse plus de 36,40 % dans ce pays.

Vendredi 4 mai 2007

Assez de tergiversations. Voila déjà trois ans que l’Etat nous promène sur le dossier du tramway. Si les crédits promis avaient été alloués dans les temps, nous serions en mesure de commencer les travaux.
Aujourd’hui, le Ministre des transports repousse encore l’échéance, ce qui est totalement inexcusable.

Le Directeur régional de l’Equipement vient de me faire savoir que sur les 210 millions inscrits au budget de l’Etat pour 2007, seuls 90 millions étaient réservés pour toute l’Ile de France. C’est vraiment scandaleux et insuffisant. D’autant que depuis mars dernier aucun crédit d’Etat n’a été mis en place. Le TRAM’Y est une nouvelle fois bloqué !

Ce gel des crédits de l’Etat, qui intervient après beaucoup d’autres, va entraîner un retard supplémentaire dans la réalisation de ce projet attendu depuis longtemps par les habitants d’Epinay.

Jeudi 3 mai 2007

On sait bien que l’école est au cœur des problématiques actuelles de notre société et particulièrement en Seine Saint Denis où les générations, d’origines diverses, doivent trouver, également, des moyens d’enseignement propres à leur émancipation et leur épanouissement.

En cela - et alors que des sommets de démagogie sont atteints par les postures du candidat de l’UMP en matière d’éducation – on peut dire que le Conseil général de Seine Saint Denis a su prendre ses responsabilités en maintenant le cap et en y ajoutant le « coup de pouce » nécessaire.

Sans toucher aux impôts pour ne pas charger la barque fiscale (déjà bien lestée) pour 2007, nous avons en effet priorisées les mesures visant à favoriser la réussite scolaire et qui vont des aides financières aux mesures de gratuité en passant par des initiatives et des actions pédagogiques pour la culture et la citoyenneté.

En tout, hors travaux, ce sont plus de 27 millions d’Euros que nous avons investis dans ce domaine crucial, augmentant ainsi l’aide par rapport à 2006. Entre autres exemples « parlants » : 5,7 millions d’Euros sont débloqués pour réduire le coût de la cantine. 3,3 millions sont prévus pour financer les supports pédagogiques, dont plus du quart pour les ZEP. Et à peu près deux millions d’Euros pour les transports, les projets citoyens et l’achat de matériels comme des calculettes ou des cahiers d’exercices par exemple. Malgré la désertion financière de l’Etat et une décentralisation lourdement handicapante, nous avons décidé de maintenir l’effort et même de l’amplifier. Parce que nous croyons à l’éducation et à l’égalité.

Je pense que nous pouvons en être fiers. Ma conviction est que les résultats de notre politique pour les collèges suivront.

 
 
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