La droite européenne a adopté cette semaine un texte qui permet toutes les dérives au sein de
l’Union.
Cette directive autorise une rétention de 18 mois pour les étrangers en situation irrégulière même s’ils n’ont commis aucun crime. Elle autorise aussi les expulsions de mineurs non accompagnés et
empêche l’accès au territoire européen de tout expulsé pendant 5 ans.
Alors que le Parlement européen était un exemple dans le monde pour la défense des droits de l’Homme et des libertés, ses éléments les plus conservateurs viennent de prendre une décision
dangereuse en bafouant les principes les plus élémentaires des droits et des libertés sur le territoire de l’Union européenne. Dans l’Europe de ces gens là, il n’y aura plus d’intégration. Il n’y
aura que le rejet et l’expulsion. A vomir !
A Epinay, notre équipe de foot séniors a remporté son championnat et monte ainsi en Promotion d’Honneur. Son dernier match, sur notre terrain, le 15 juin, a été
victorieux contre une bonne équipe de Garges qu’ils affrontaient en Coupe de France.
Ces gars là en veulent et ont des ressources pour une prochaine saison qui portera loin les couleurs de la commune d’Epinay sur Seine, sur tout le territoire comme trop peu d’autres sports l’ont fait dans le passé.
Je souhaite qu’ils soient soutenus, eux et leurs entraîneurs, par la population parce qu’ils le méritent et parce qu’ils nous donnent une certaine fierté de briller dans un sport parmi les plus populaires.
« La France
ne travaille pas assez ! ».
C’est le message chaque jour asséné par les plus hautes autorités de l’Etat. Peu de journalistes osent démonter ces arguments qui ne reposent
sur rien de fiable, si non une impression. Mais, en matière économique, il est plus raisonnable de regarder ce qui est concret et notamment comparer les résultats des pays qui nous entourent.
Ouvrons les yeux : la France travaille en moyenne 38 heures par semaine (41 heures de moyenne hebdomadaire en comptant les heures supplémentaires réellement effectuées) alors que la
moyenne européenne est de 37,9 heures. Nous travaillons donc un tout petit peu plus que la moyenne européenne. Pas de quoi nous montrer du doigt ou nous flageller
nous-mêmes.
Mais
ce qui est le plus révélateur du langage mensonger, c’est que ce sont les pays qui « travaillent le moins », Allemagne, Pays-Bas, Danemark…qui sont les plus avancés et les plus
performants économiquement. Là où nos amis Polonais, Bulgares ou Tchèques travaillent 200 à 225 heures par an de plus que nous, le produit intérieur brut par habitant est le plus faible.
Révélation !
Et là, ce sont des faits relevés par le très officiel office des communautés européennes. Voila, il ne suffit pas de répéter chaque jour un mensonge pour qu’il devienne une
vérité, encore faut-il des voix pour le dénoncer. Je m’y essaie à mon niveau.
On entend malheureusement souvent parler dans les médias de la ligne 13 connue de notre bassin d’habitation. Je suis moi-même souvent usager de cette ligne entre Saint Denis et le
siège du conseil régional et je peux ainsi en « apprécier » les carences de plus en plus mal vécues par les utilisateurs. Avant de mettre en service deux nouvelles stations de cette
ligne, le STIF a décidé de renforcer l’offre de transport en faisant passer 17 métros supplémentaires chaque jour et en augmentant le nombre de bus du secteur pour soulager la
ligne 13. D’autre part, et pour améliorer la régularité et la sécurité de la « 13 », le STIF a voté la mise en place de portes palières dans 12 stations dont Porte de Paris et
Basilique à Saint Denis. Les travaux devraient être terminés dans les trois ans. Ces mesures représentent un investissement de plus de 48 millions d’€.
(...et
gauche citoyenne du Conseil général de la Seine Saint Denis)
Non à l’augmentation des impôts,
non à la baisse des services !
Le Conseil Général
de Seine-Saint-Denis a voté jeudi 5 juin, préalablement à l’adoption unanime d’un plan de relance pour l’accueil des jeunes enfants, une décision
budgétaire modificative pour décider de l’affectation d’excédents budgétaires s’élevant à 34 millions d’euros.
Ce débat s’est tenu
dans un double contexte. Contexte de désengagement de l’Etat d’abord. Entre les effets du ticket modérateur et les transferts de charges non
compensés, le gouvernement de droite veut obliger les collectivités locales à choisir entre plus d’impôts et moins de services à la population. Contexte d’endettement lourd du Conseil général. La Seine-Saint-Denis se hisse malheureusement en tête des départements les plus endettés de France, tout en étant un
mauvais élève en ce qui concerne l’investissement par habitant, c’est-à-dire les dépenses d’avenir. La réalisation d’un audit sur les finances
départementales permettra d’établir la réalité de cette situation.
Dans ce contexte, deux réponses politiques sont proposées. D’une
part, l’opposition départementale de droite prend le parti de moins de services à la population. Ce sont les plus fragiles qui en paieraient le prix fort. Ce n’est pas acceptable. D’autre part,
la composante communiste de la majorité départementale ne s’émeut guère de l’endettement de la collectivité. Cette posture est une fuite en avant, assortie de la garantie d’une augmentation de la
fiscalité. D’autant que, concernant les propositions formulées par la composante communiste, les crédits inscrits au Budget Primitif 2008 voté il y a moins de 6 mois ne sont même pas encore
consommés.
Au regard des difficultés de pouvoir d’achat que connaissent
de trop nombreux habitants, et des immenses besoins sociaux du département, Claude Bartolone, Président du Conseil général, refuse toute augmentation des impôts et toute remise en cause des
missions de solidarité du Département.
Guidé par les deux exigences de responsabilité et de volontarisme
politique, il a donc proposé de dédier l’excédent budgétaire, d’une part au désendettement du Département, et d’autre part au financement du plan de création de 3 500 places d’accueil pour la
petite enfance.
La préparation de l’avenir et la concentration des
moyens sur l’essentiel seront les deux maitre-mots de la présidence Bartolone. Chaque euro dépensé sera un euro utile.




