A Epinay sur Seine, en Seine Saint Denis, en Ile de France, Agir pour changer la vie de mes
concitoyens, avec eux, pour eux.
J'ai voulu faire ce blog simplement, parce que je suis un élu de la République et un militant socialiste qui s'assume. Participer au débat public avec
l’internet est aujourd’hui, au-delà des poncifs sur le réseau ou la « blogosphère », une réalité plutôt dans l’air du temps en ce sens que
l’information circule directement entre nous. Que je ne me censure pas. Que vous pouvez réagir et m’interpeller et que c’est toujours plus écologique qu’un tract même si je resterai celui
que certains connaissent : dans la rue, privilégiant le contact et l’échange. Vous trouverez sur mon blog, sans fard ni faux semblant, tout ou partie de ce que je pense être
juste au moment où je l'écris, avec toujours pour exigence un autre monde, plus juste, plus sûr, plus solidaire et plus viable.
Accompagné
de Danielle Mitterrand, Claude Bartolone, Président du Conseil général et député de la Seine-Saint-Denis a participé à l'inauguration mardi 29 septembre, du parc François Mitterrand à Saint-Ouen
en présence de Jacqueline Rouillon, Maire de la ville, Serge Méry, Conseiller général et Vice-Président du Conseil régional en charge des transports et d'autres personnalités...
(cliquez sur l'image)
Le
« plan jeunes » de Nicolas Sarkozy, annoncé aujourd’hui à grand renfort de communication, ressemble à un miroir aux alouettes qui risque d’accroître la précarité de
l’emploi des jeunes, premières victimes de la crise.
Les Régionsn’ont pas attendu le discours présidentiel pour agir dans ce
domaine au cœur de leurs compétences, et obtenir des résultats. Le Conseil régional d’Ile-de-France, présidé par Jean-Paul Huchon, consacre près de 1,5 milliard d’euros par an à
l’orientation, la formation, l’insertion, la qualité de vie des jeunes : le triple du plan présidentiel.
Avec la mesure « phare » du plan présidentiel, l’extension du RSA aux travailleurs de 18-25 ans, on est très loin de l’allocation
autonomie proposée par les Régions à la commission Hirsch. Elle peut certes apparaître commeune mesure de justice qui répare partiellement une faille du RSA, mais elle ne constitue en rien une réponse à la situation des jeunes en
difficulté d'insertion.
Pour en bénéficier, il faudra avoir travaillé deux ans au cours des trois dernières années : une condition impossible à
remplir pour la grande majorité des jeunes. Aucun dispositif n’est prévu pour les jeunes sans ressources, les étudiants et les chômeurs. Plutôt que de subventionner l’emploi précaire des
18-25 ans, il faudrait permettre aux jeunes sans ressources de disposer d’une allocation autonomie pour se former et s’insérer.
Le Chef de l’Etat annonce une relance des CIVIS. Encore faudrait-il la financer ! Aujourd’hui les missions locales ne
peuvent plus financer les bourses des jeunes en CIVIS. L’enveloppe qui leur est attribuée par l’Etat ne leur permet que de verser 300 euros sur les 900 euros prévus.
Les autres mesures annoncées reprennent des politiques menées de longue date dans les Régions, et en premier lieu en Ile-de-France. Que ce soit
pour orienter les jeunes, les aider à se loger, lutter contre le décrochage ou développer l’apprentissage : pendant que le Président parle, la Région agit, le plus souvent pour se
substituer à un Etat défaillant.
Le Président veut des plates-formes régionales de l’orientation : la Région Ile-de-France est précisément engagée dans la mise en place
d’un service public régional de l’orientation. Elle multiplie les outils d’information destinés aux jeunes : sites Internet www.lesmetiers.net
(140.000 visiteurs par mois), et www.iledefrance.fr/jeunes , répertoires de formation disponibles gratuitement, clés USB remises
chaque année à tous les lycéens, apprentis et étudiants des filières sanitaires et sociales… Le programme Orient’action aide les établissements du secondaire à monter des projets
d’orientation pour leurs élèves.
Nicolas Sarkozy ne veut laisser aucun jeune de 16 à 18 ans sans formation.La Région Ile-de-France rappelle qu’elle a fait de la lutte contre le
décrochage scolaire une priorité de son action depuis 1998. Elle consacre plus de 90 millions à l’insertion professionnelle des jeunes cette année. C’est une priorité régionale.
Dans les lycées, le plan Réussite pour tous en place depuis 1998 vise à prévenir le décrochage scolaire. Il a bénéficié à
4.000 élèves en 2008-2009.
Quand le décrochage survient, la Région est là pour offrir une nouvelle chance aux jeunes sans qualification. Le plan Avenir
jeunes bénéficie à 20.000 jeunes en 2009, pour un budget de 56 millions d’euros. Ce dispositif d’accompagnement personnalisé mis en place avec les missions locales aide les jeunes à se
remettre à niveau, construire un projet professionnel et trouver un emploi. Les résultats sont là : près de 80% des jeunes accueillis dans les Espaces dynamiques insertion ont vu leur
situation s’améliorer, la moitié d’entre eux ayant décroché un emploi ou une formation.
La Région finance les écoles de la deuxième chance, dont la capacité doit être doublée d’ici 2011, pour passer à 2.430
jeunes sur 20 sites. La Région couvre 30% du fonctionnement des E2C, et prend en charge la rémunération des stagiaires, alors que la participation de l’Etat est inférieure à 5%.
L’Ile-de-France n’a pas plus attendu le chef de l’Etat pour développer l’apprentissage,atout-maître pour trouver un emploi. Malgré la crise,près de 90.000
jeunes ont fait leur rentrée dans les 178 CFA d’Ile-de-France pour l’année 2009-2010, soit une augmentation de 50% en 10 ans.
La Région propose des passerelles pour accompagner les jeunes les plus éloignés de l’emploivers la signature d’un contrat d’apprentissage. Ce dispositif de remise à niveau a accueilli 11.500 jeunes en 2008, avec une réussite dans 80% des
cas.
Le Président veut un « Erasmus des apprentis ». La Région Ile-de-France l’a mis en place en 2008. Ce programme
baptisé Eurostart permettra en 2009 et 2010 à plus de 400 apprentis franciliens de partir dix mois en formation à l’étranger, dont six mois de stage dans des entreprises
européennes.
La Régionencourage enfin l’apprentissage dans le secteur public et
associatif. Depuis 2008, elle accorde une aide complémentaire de 2.000 euros à chaque employeur, qui a permis l’embauche de plus de 5.000 apprentis
Lorsque j’écrivais au mois d’avril 2009 que la politique sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy depuis plusieurs années était inefficace et dangereuse pour notre
démocratie, je ne pensais pas être rejoint par l’actuel ministre de l’Intérieur.
Si je dénonçais le manque cruel de policiers, l’augmentation préoccupante des atteintes aux
personnes (+ 22%), des braquages de commerces (+ 29%), des vols à main armée (+17%), c’est tout simplement qu’avec mon expérience d’élu de terrain, je savais qu’on ne pouvait résoudre l’explosion
de la délinquance, voire de la criminalité, avec moins de policiers.
Je savais aussi pour y avoir travaillé pendant nombre d’années avec Gilbert Bonnemaison que la
solution n’est pas de se servir de la délinquance à des fins électoralistes, mais qu’il fautla traiter. C’est surement plus difficile mais c’est plus efficace. Les slogans
n’arrêtent pas les délinquants et s’ils peuvent faire illusion quelque temps auprès de personnes crédules, le mirage est vite rejoint par la réalité. QuandBriceHortefeux
réclame un coup de collier à la police, cela sonne bien comme une remise en cause de la politique menée depuis plusieurs années.
Appel des fédérations et des associations des élu/es
Socialistes et Républicains
Communistes et Républicains
Verts et Ecologistes
de la Gauche Radicale et Républicaine
du Mouvement Républicain et Citoyen
18 Septembre 2009
Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public
en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public.
Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et
de lien social. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers
populaires.
D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en
« partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des
conditions de travail des salarié/es. En Europe, les privatisations postales ont engendré la baisse de qualité de service, une augmentation des tarifs et de nombreuses destructions
d’emplois.
Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur
projet. Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que
l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement.
Nous, élu/es socialistes, communistes, Verts et écologistes, radicaux de gauche et du Mouvement
républicain et citoyen estimons que rien ne justifie ce changement de statut. Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur
l’ensemble du territoire.
Nous soutenons la journée de grève et de manifestations des postières et postiers qui aura lieu le
mardi 22 septembre 2009, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de La Poste.
Nous affirmons que le devenir de La Poste est l’affaire de chaque citoyen/ne. Face à l’obstination du
Président Sarkozy et du gouvernement à refuser l’organisation d’une consultation nationale sur un sujet aussi important, nous sommes partie prenante de la mobilisation engagée par le Comité
national contre la privatisation de La Poste. Une campagne de votation citoyenne aura lieu du 27 septembre au 03 octobre prochain -point d’orgue de cette mobilisation-, organisée partout
en France par des comités locaux regroupant syndicats, associations, usagers, élu/es et collectivités territoriales partenaires.
Nous appelons l’ensemble de la population à venir s’exprimer lors de cette consultation populaire
qui se tiendra dans les mairies, devant les bureaux de poste, sur les marchés, dans les entreprises… Aux côtés de nos député/es, sénatrices et sénateurs, nos fédérations et associations pèseront
de tout leur poids lors du prochain débat parlementaire pour faire barrage au projet gouvernemental.
La candidate UMP à la direction de l’Ile de France a encore perdu une bonne occasion de se taire en déclarant : « la protection face à la crise, c’est l’Etat, ce n’est pas la
région Ile de France ».
Je dois rappeler que madame Pécresse appartient à un gouvernement qui casse le droit du travail, qui
manipule les chiffres du chômage, qui augmente le forfait hospitalier, réduit les remboursements de frais médicaux, détruit les services publics….
Je dois rappeler que la majorité de gauche de la région Ile de France a donné la gratuité des
transports à près d’un million de personnes, a construit 100 logements aidés par jour depuis 6 ans, a formé 100 000 apprentis par an, a mobilisé 500 millions d’€ pour sauvegarder 31 000
emplois dans les entreprises franciliennes, a financé le logement étudiant alors que madame Pécresse est ministre des universités….
Je dois rappeler à la ministre que sous son autorité, les inscriptions en université augmentent de
2,2%, les tickets de restau U de 2%, le coût de la vie étudiante de 3,2%, que le logement des étudiants représente 50% de leur budget sans qu’elle n’agisse….
Dans ces conditions, il faudrait que madame Pécresse tourne de nombreuses fois sa langue dans sa
bouche avant de faire des déclarations.