Avec Jean-Paul Huchon, j’ai fait adopter par l’assemblée régionale la convention de financement de l’extension du tramway T3, allant de la Porte
d’Ivry à la Porte de la Chapelle.
La Région s’y engage à hauteur de 33%, soit 218 millions d’euros.
L’extension du tramway T3 de Porte d’Ivry à la Porte de la Chapelle, d’une longueur de 14,5 km, s’inscrit en grande partie sur les boulevards des Maréchaux. Il comporte 26 stations, 1 site de maintenance et de remisage, et borde successivement les 13ème, 12ème, 20ème, 19ème et 18ème arrondissements de Paris.
De par son tracé en lisière de Paris, le projet intéresse en outre la desserte de onze communes limitrophes et pénètre dans Pantin.
Pour des raisons de régularité, de flexibilité et de vitesse commerciale, la ligne ainsi constituée entre le pont du Garigliano et la porte de la Chapelle sera exploitée en 2 arcs Sud et Nord, la correspondance étant assurée à la porte de Vincennes. Cette exploitation en 2 arcs, permet une offre de transport adaptée et fiable. Aux heures de pointe, l'intervalle de passage sera de 5 minutes à la mise en service et pourra évoluer vers 4 minutes lors de la montée en charge.
Aux heures creuses, l’intervalle de passage sera de 8 minutes pour les 2 arcs.
Le trafic journalier est estimé à 165 150 usagers dont 60% de banlieusards.
La ligne de tramway sera en correspondance directe avec 2 lignes de RER, 11 lignes de métro et plus de 40 lignes de bus.
Les premiers travaux ont déjà été engagés cette année pour une mise en service à la fin 2012




Les élections européennes se profilent dans une ambiance morose. Il n’est rien de dire que l’esprit des Français est ailleurs et je les comprends. La crise que le gouvernement
tentait maladroitement de cacher, puisqu’elle était finalement la résultante de sa politique, dénature totalement le grand débat sur l’Europe qui devrait s’engager dans notre pays. Notre
attention est entièrement tournée vers la destruction du tissu social qui est déjà largement engagée. Et pourtant. Pourtant, l’Europe peut être un outil formidable au service de la
relance. Pas l’Europe d’aujourd’hui, dominée par une droite ultra libérale qui n’arrive à se coordonner sur rien, mais l’Europe que nous pouvons tous ensemble construire en juin. L’Europe
de la protection sociale, celle de la solidarité, de l’égalité des chances. L’Europe qui prépare ses citoyens à l’éducation, à la santé, la culture, la qualité de vie, à l’emploi. L’Europe qui
conduit des grands travaux pour son développement. C’est pour ces raisons, pour construire dans ce continent un autre système économique et non pas seulement pour apporter quelques
corrections aux dérèglements qui ont tant de conséquences sur la vie de nos quartiers, que nous avons placé Harlem Désir en tête des socialistes en Ile de France. Harlem est un habitant de
Seine Saint Denis. On connaît sa valeur humaine, ses engagements pour notre département si divers. Je le soutiens et je vous appelle à vous mobiliser pour le soutenir pour qu’ensemble, on
change les choses.
« Monsieur le Président, je suis là en tant que Conseiller Général. Cela étant, je peux peut-être rappeler quelques petites choses. J’ai été atterré des discours tenus ce matin
; on entend les mots de « manque de solidarité d’une collectivité par rapport à une autre » … « nous devons exiger » … Mais on n’a rien à exiger d’une collectivité sur l’autre. Chaque
collectivité est indépendante et je vous rappelle quand même que le choix des contrats Région -Département relève d’une volonté qui a été celle de l’exécutif régional de dépasser les outils
traditionnellement ouverts aux autres collectivités. Cela fait partie d’un tout. Il n’est pas question de lui donner toutes les vertus, à ce contrat Région -Département ; il n’est pas question
d’y mettre la totalité des besoins de ce Département. Il y a d’autres outils : le contrat de projet Etat – Région, les contrats régionaux, toutes les subventions de droit commun, des projets en
matière de transports (je pense au plan de mobilisation des transports collectifs, qui va porter sur plus de 20 Md€ si l’Etat y souscrit et qui arrosera une partie du Département parce qu’il y a
des besoins). Quand j’entends dire qu’il n’y a pas de solidarité avec ce Département et que je vais un peu partout dans ce Département pour inaugurer des choses, à Gagny, à Saint-Ouen, à
Montreuil, à la Courneuve … Encore ce week-end, on doit aller à la Courneuve avec Stéphane Trousselet Gilles Poux pour inaugurer des résidences … On n’arrête pas ! En transports collectifs, mes
Chers collègues, nous avons en ce moment des travaux en cours et qui s’élèvent à chaque fois à des centaines de millions d’euros : le tramway sur la Nationale 1, le prolongement du tramway à
l’Ouest sur Asnières - Gennevilliers traversant la commune de l’Ile-Saint-Denis, la tangentielle Nord qui démarre après cinquante ans d’attente … ce sont à chaque fois des centaines de millions
de travaux ; demain, le pôle de Noisy le Grand, le Tram à Epinay Villetaneuse, le barreau de Gonesse, le T 4, puisque, cher collègue Toro, nous discutons de cela au Syndicat des transports d’Ile
de France, et après des mois d’études et de projets, nous sentons la possibilité d’avancer avec les maires concernés. Il fallait trouver le chemin. Aujourd’hui, nous sommes peut-être en passe de
trouver ce chemin. On ne peut pas passer au-dessus de l’avis des maires, mais on avance sur ce projet. Nous avons l’intention de le financer rapidement. Franchement, le Conseil régional, dans
cette affaire, ne souhaite pas contractualiser avec les mairies, il souhaite contractualiser avec l’exécutif départemental ; il souhaite contractualiser sur des visions communes entre la Région
et le Département, c'est-à-dire naturellement les collèges, l’avenir de la jeunesse, le développement, les transports, l’éco-Région. Ce sont des enjeux partagés par les deux collectivités. Je
voulais dire cela parce qu’il faut faire attention à ce que l’on dit dans cette assemblée. En effet, si cela se transportait à l’extérieur de cette assemblée, d’autres départements s’opposeraient
à ce que l’on applique un régime particulier au Département de la Seine Saint-Denis. Je vous rappelle que c’est la première fois dans l’histoire que l’on accorde une subvention qui ne soit pas
paritaire sur les contrats particuliers. Franchement, c’est tout un débat au Conseil régional. Cet après-midi, j’ai des amendements du style : « Pourquoi y a-t-il un régime particulier au
bénéfice du Département de la Seine Saint-Denis ? » Il va falloir que l’on s’explique et que l’on dise pourquoi. N’essayons pas de défigurer la réalité. Nous avons un outil supplémentaire à notre
disposition pour faire avancer le Département de la Seine Saint-Denis ; il faut l’utiliser, il ne faut pas le parer de toutes les vertus, ne pas essayer de faire en sorte d’y mettre des projets
comme les 1 000 projets du Premier Ministre sur la relance … Non, il y a des choses concrètes, accessibles parce que c’est aussi cela, l’important : pouvoir réaliser des choses que l’on va faire
réellement, pas seulement des annonces, et pas non plus des projets pharaoniques qui n’ont rien à faire dans ce projet-là, qui sont traités par ailleurs. Le projet du RER B, par exemple, a été
examiné au Conseil d’administration du STIF hier matin, des financements sont prévus, c’est un autre débat, un autre sujet, un autre projet, cela ne doit pas entrer là-dedans ».