Il y des grandes phrases qui restent dans les mémoires et qui qualifient leurs auteurs.
A méditer.
« Rien ne rehausse l'autorité mieux que le silence,
splendeur des forts et refuge des faibles. »
Charles
de Gaulle
« Dans la
Georges Pompidou
« A la civilisation de masse doit succéder une civilisation à l'échelle de l'individu. »
Valéry Giscard d'Estaing
« Les coups bas ne servent à rien. Il faut convaincre et non s'amuser devant les médias. »
Jacques Chirac
« L'excès du langage est un procédé coutumier à celui qui veut faire diversion. »François Mitterrand

« Casse-toi, pauvre con ! »
Nicolas Sarkozy
Il y a un mois j’écrivais que l’on pouvait s’attendre à une
véritable vague rose aux élections municipales et cantonales.
Et bien, la vague est bien au rendez-vous, et forte, très
forte.
La gauche gagne quarante villes de plus de 30 000 habitants dont Strasbourg et Toulouse ainsi que des bastions historiques de la droite. Elle va
diriger 9 départements supplémentaires. Et en Seine Saint Denis, nous gagnons Aulnay sous Bois, Noisy le Sec et Villepinte. C’est du jamais vu
!
Dans notre département, les électrices et les électeurs ont par ailleurs placé les socialistes largement en tête de la gauche au conseil
général mais aussi à Aubervilliers et Pierrefitte sur Seine.
En Ile de France, là aussi, nous gagnons de nombreuses communes mais aussi des sièges de
conseillers généraux et nous prenons la présidence du Val d’Oise. Ce qui fait que la gauche va gouverner demain 6 des 8 départements de la région.
La droite
est en échec. Sa défaite est extrêmement lourde. Et dans toutes les villes où je suis passé pendant cette campagne électorale, j’ai entendu le mécontentement, la critique vigoureuse de la
politique menée au niveau national par le gouvernement. La question du pouvoir d’achat a joué un rôle prépondérant, primordial dans ce résultat. Le Président de la République se doit
d’entendre ce message des urnes et en tenir compte au niveau de réformes injustes qui ont été rejetées par les Françaises et les Français.
Nous
serons utiles à nos concitoyens dans tous les domaines de la vie quotidienne. Nous travaillerons pour le logement, les transports, la petite enfance, les personnes âgées… Mais nous aurons aussi
la responsabilité de faire entendre la voix forte de l’opposition nationale sur tous les débats qui portent l’avenir de notre pays.
Dans ce
contexte, le résultat de la gauche à Epinay sur Seine est encore plus inexcusable. Il y a 7 ans, nous avons perdu l’élection municipale. C’était une défaite. Cette année, c’est une
humiliation.
Je me suis volontairement retiré de la compétition en juin dernier pour éviter la désunion et permettre le rassemblement. Cela n’a pas suffit. Aujourd’hui, j’en appelle à toutes
les femmes et tous les hommes de gauche à Epinay. Il nous appartient de tirer les conséquences de nos erreurs commises alors qu’elles étaient annoncées, si nous voulons être en mesure de
préparer un autre avenir pour cette ville. L’étude des résultats du 9 mars me conduit à penser que la victoire était possible, vraiment. Elle le demeure pour demain si nous le
voulons.
A u-delà des commentaires des médias sur le
premier tour des élections municipales et cantonales, j’ai envie de livrer mon sentiment à cinq jours du tour décisif.
Au niveau national, n’en déplaise aux barons de droite, il me semble que les choses avancent plutôt bien. Les chances de succès pour la gauche sont bien réelles dans une quarantaine de grandes
villes dont Strasbourg, Toulouse, Marseille, Angoulême, Reims, Blois, Orléans….. La perspective de vague rose est bien réelle.
En Ile de France, c’est une vingtaine de communes qui sont gagnées ou qui peuvent l’être dimanche prochain. Je pense à Corbeil, Massy, Colombes, Limeil Brévannes, Boissy Saint Léger, ou des
villes déjà tombées à gauche comme Carrières, Ablon, Orsay, Wissous, Morangis, Jouy le Moutier……
En Seine Saint Denis, ce sont Aulnay sous Bois, Noisy le Sec, Villepinte qui peuvent se donner un maire de gauche.
Alors, même si la gauche ne gagnait que la moitié de ces communes, ce serait déjà une grande victoire pour elle.
C’est important car la gestion des villes touche à la vie quotidienne de nos concitoyens et peut, à un certain degré, corriger les effets des décisions anti sociales du gouvernement de monsieur
Sarkozy. C’est primordial pour installer des politiques au service de l’emploi, de l’égalité des chances et des droits. C’est faire le pari de l’intelligence créatrice, d’une jeunesse qui
retrouve confiance en l’avenir.
Je peux constater autour de moi que :
1) - le résultat du premier tour est le fruit de personnalités en conquête qui se sont investies depuis longtemps dans les quartiers, qui ont apportées leur
suggestions, leurs propositions et souvent présentées leurs actions concrètes au bénéfice des habitants depuis plusieurs années. Des opposants constructifs et crédibles.
2) - le résultat du premier tour est porté par le rassemblement et non la division ou le rejet. Il est porté par l’amour des gens et non le service qu’on en attend.
3) - le résultat du premier tour provient de l’utilisation de tous les atouts humains, de la bonne évaluation de l’adversaire.
4) - les élections municipales sont à ce titre éclairantes et ne pardonnent pas aux carriéristes car les électeurs sentent ces choses. Les municipales sont avant tout une histoire humaine
entre un homme ou une femme et une population.
C’est pour ces raisons que plusieurs équipes, même quand elles perdaient le duel, étaient créditées d’excellents scores électoraux. Mais quand ces règles simples n’étaient pas respectées, les
résultats étaient catastrophiques.
Voila, je souhaite ardemment que l’électorat de gauche se mobilise là où il y a un second tour dimanche 16 mars pour amplifier le succès du premier tour.
Je le souhaite car c’est donner des outils au peuple de France pour réagir et lutter contre les politiques nationales annoncées qui malheureusement seront encore plus inégalitaires.
Serge MERY, le 11 mars
A mon initiative, une première réunion s’est tenue au Conseil Régional d’Ile-de-France le 13 février 2008, à laquelle
participaient le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, La Direction régionale de l’Equipement, l’AFTRP, la FFMC, l’AFDM et la SEMIPFA (SEM en charge de la gestion du circuit Carole), afin
d’envisager l’avenir du Circuit Carole.
A l’issue de cette séance de travail,
les points suivants ont été actés :
1. le lancement d’une étude de relocalisation du Circuit avec recherche d’un site d’excellence dans la zone centrale de l’Ile-de-France, concrétisant ainsi les mesures prises
dans le cadre du Contrat de projet Etat-Région.
2. le lancement simultané d’une
réflexion sur le programme d’un véritable pôle moto international à vocation non seulement sportive, mais également éducative, et de sensibilisation à la sécurité
routière.
3. l’examen des mesures à envisager à court terme pour la rénovation du Circuit Carole en vue d’en assurer le fonctionnement
sécurisé dans l’attente d’une future relocalisation.
4. le pilotage et la mise en œuvre de
ces décisions seront effectués conjointement par les services du Conseil Régional d’Ile-de-France et les services de la Direction Régionale de l’Equipement en concertation étroite avec le
département de la Seine Saint Denis, ainsi que tous les acteurs.
5. envisager la prise en compte dans la
future discussion du prochain contrat particulier entre la Région Ile de France et le Conseil général de la Seine Saint Denis du budget annuel de fonctionnement du
circuit
Le statut précaire de cet équipement d’intérêt régional, unique en Europe, n’est plus acceptable pour les usagers comme pour les
collectivités. Devant l’utilisation croissante des deux roues motorisés et le fait qu’elle constitue la première cause de mortalité chez les jeunes, l’existence d’un équipement permanent à
vocation sociale, éducative, pédagogique et sportive est plus que jamais nécessaire.
La
Région
Ile-de-France
et le Département de la Seine-Saint-Denis assumeront pleinement leur rôle de partenaire privilégié de l’Etat, propriétaire du Circuit Carole et maître d’ouvrage de son
aménagement.
Sur la base d’un rapport que j’ai présenté en conseil d’administration du syndicat des transports le 14 février et à la commission permanente de la région le 21 février, le projet que j’avais réussi à imposer au contrat de plan en 2000, va pouvoir se concrétiser.
La région apportera plus de 78 % du montant des travaux, le conseil général 19 % et l’Etat un peu plus de 2 % pour une enveloppe de 244 millions d’€.
Devant ces chiffres, il n’est pas besoin de faire de commentaires sur les volontés exprimées par les uns et les autres. J’assume mon choix qui est de doter Epinay sur Seine et la faculté de Villetaneuse d’un transport collectif moderne, accessible, sécurisé et qui nous permettra de relier rapidement et confortablement le tramway T1, la ligne 13 de métro et les lignes C et D du RER.
Et pour éviter de perdre plus de temps, j’ai obtenu du Président Jean Paul Huchon et de la région l’engagement immédiat de 30 millions d’€ sur mon budget. Ainsi, nous sommes certains de voir rouler le tramway à Epinay dans cinq ans.




