A Epinay sur Seine, en Seine Saint Denis, en Ile de France, Agir pour changer la vie de mes
concitoyens, avec eux, pour eux.
J'ai voulu faire ce blog simplement, parce que je suis un élu de la République et un militant socialiste qui s'assume. Participer au débat public avec
l’internet est aujourd’hui, au-delà des poncifs sur le réseau ou la « blogosphère », une réalité plutôt dans l’air du temps en ce sens que
l’information circule directement entre nous. Que je ne me censure pas. Que vous pouvez réagir et m’interpeller et que c’est toujours plus écologique qu’un tract même si je resterai celui
que certains connaissent : dans la rue, privilégiant le contact et l’échange. Vous trouverez sur mon blog, sans fard ni faux semblant, tout ou partie de ce que je pense être
juste au moment où je l'écris, avec toujours pour exigence un autre monde, plus juste, plus sûr, plus solidaire et plus viable.
Le rejet des réformes universitaires ne date pas d’hier. En fait, depuis septembre 2008, les universitaires se sont mobilisés à travers des centaines d’actions non médiatisées (
motions, pétitions, protestations syndicales, etc…) sans que les ministres ne daignent bouger. C’est pour cela que la crise vient aussi d’un fort rejet de la façon dont on gouverne ce pays, sans
respecter les citoyens.
Cette révulsion de la réforme, partagée par toutes les composantes de la vie universitaire, et par de
très nombreuses personnalités prestigieuses, des Nobel, vient du fait que si elle s’applique, elle créera une énorme armée de vacataires porteurs de contrats précaires dans l’éducation
nationale. Ce qui fait peur, c’est l’expérience de cette logique bureaucratique qui a vu par exemplebaisser le nombre de postes ouverts au CNRS de 406 à 300 en deux
ans.
Mais le rejet vient aussi du fait que l’on vit une crise morale et politique dans ce pays et le
comportement inflexible et hautain des ministres n’est pas fait pour calmer les esprits.
Voila des mois qu’un comité de coordination lutte pour conserver les droits des usagers de la CAF à Epinay sur Seine.
Aujourd’hui, il apparaît au grand jour que c’est l’ensemble du réseau CAF qui est en sous dotation de
personnel, pénalisant ainsi les allocataires. En Seine Saint Denis, la situation est préoccupante car sur les 2000 postes nécessaires, le gouvernement n’en a ouvert que 1007 pour toute la
France !
Notre mobilisation, au niveau de la commune d’Epinay, portée par plus de mille pétitionnaires, relayée
par Claude Bartolone, président du conseil général, conjointe à celle d’autres communes, a trouvé un début de réponse par le déblocage de 250 postes supplémentaires au niveau régional. Mais ces
agents ne répondent pas au véritable enjeu qui est l’accueil au plus près des allocataires, dans les cités.
Alors que les plans sociaux se multiplient, alors que le chômage repart à la hausse en seine Saint-Denis (+6,2%), le Conseil général a adopté au mois de mars un véritable budget
« anticrise », axé sur le développement économique et la protection de l’emploi. C’est pour servir cette ambition politique que la seine Saint-Denis finance « Permis, sport,
emploi », un dispositif innovant destiné à soutenir l’emploi des jeunes, particulièrement touchés en ces temps de crise.
« Permis, sport, emploi » permet à des jeunes du département, âgés de 16 à 25 ans, de
bénéficier d’un suivi personnalisé favorisant leur insertion professionnelle. Pendant, 9 9 mois, ce sont 100 jeunes qui, à travers différentes activités, vont renouer avec le chemin de l’emploi.
Formation au permis de conduire pour acquérir l’autonomie, stages sportifs pour valoriser du vivre-ensemble ou encore validations des savoirs de bases constituent autant de passerelles vers le
milieu professionnel.
Le Conseil général de Seine Saint-Denis s’associe à la Région Ile de France, à la Fondation Agir
Contre l’Exclusion (Face) et à l’association « Solidarité et Jalons pour le Travail » SJT pour mener à bien cette opération, qui verra au terme des 9 mois d’un « parcours de
mobilisation » la signature par chaque jeune d’un contrat professionnel, d’un CDI ou d’un CDD d’au moins 6 mois. Plusieurs entreprises, au premier rang desquels GDF-Suez, participent à ce
projet et s’engagent ainsi à accueillir pour répondre à leurs besoins de recrutement les jeunes qui suivent ce programme.
Claude Bartolone Président du Conseil général se réjouit de démontrer avec ce dispositif « que
les collectivités peuvent non seulement aider au maintien de l’emploi, mais aussi, en nouant des partenariats avec des entreprises, contribuer à la création d’emplois qui bénéficient aux jeunes
qui sont trop souvent éloignés du marché du travail ».
Aujourd’hui, le département ne compte que 17 CIO sur l’ensemble de son territoire soit seulement 1 CIO
pour 11 établissements scolaires ou 1 Conseiller d’Orientation - Psychologues pour 1 000 élèves. Ce dispositif se révèle nettement insuffisant compte tenu de la demande croissante des élèves
et de l’importance que représente l’orientation scolaire pour l’avenir des jeunes notamment ceux issus des quartiers populaires.
Les Centres d’Information et d’Orientation constituent un moyen pour que tous les jeunes puissent
gratuitement bénéficier de conseils de qualité prodigués par des conseillers à même de répondre à leurs questionnements. Les divers CIO implantés sur le territoire de la Seine Saint-Denis ainsi
que les permanences assurées par les Conseillers d’Orientations - Psychologues dans les établissements publics de l’enseignement secondaires sont indispensables.
Il semblerait que Xavier DARCOS ne prévoit de conserver qu’un seul CIO par bassin soit 4 CIO sur
l’ensemble de la Seine Saint-Denis.
Le Groupe Socialiste et Gauche Citoyenne du Conseil Général est opposé au démantèlement des CIO en
Seine Saint-Denis et souhaite au contraire une augmentation du nombre de Conseillers d’Orientation – Psychologues ainsi qu’une revalorisation budgétaire des services des CIO.
On mesure la reconnaissance internationale des grands de notre monde à la place qu’ils occupent sur les photos officielles. On ne plaisante pas avec ce genre de chose sauf à risquer une
crise diplomatique.
Or, la photo publiée à l’issue du dernier G 20 nous montre un Nicolas Sarkozy placé très à l’extérieur du noyau central occupé par la reine Elisabeth II, les Premier ministres britannique,
espagnol, néerlandais, turc, les Présidents américain, chinois, brésilien, indonésien, sud-africain, et la chancelière allemande. « Notre Nicolas Sarkozy » est coincé en bout de
rang, juste avant la Corée du sud. A voir la tête qu’il fait, on devine son mécontentement. Mais peu importe, il saura venir nous expliquer sur les télés que sans lui, le succès du G 20
n’aurait pas existé !