SERGE MERY le blog
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A Epinay sur Seine, en Seine Saint Denis, en Ile de France, Agir pour changer la vie de mes concitoyens, avec eux, pour eux.                      

J'ai voulu faire ce blog simplement, parce que je suis un élu de la République et un militant socialiste qui s'assume. Participer au débat public avec l’internet  est aujourd’hui, au-delà des poncifs sur le réseau ou la « blogosphère », une réalité plutôt dans l’air du temps en ce sens que l’information circule directement entre nous. Que je ne me censure pas. Que vous pouvez réagir et m’interpeller et que c’est toujours plus écologique qu’un tract même si je resterai celui que certains connaissent : dans la rue, privilégiant le contact et l’échange. Vous trouverez sur mon blog, sans fard ni faux semblant, tout ou partie de ce que je pense être juste au moment où je l'écris, avec toujours pour exigence un autre monde, plus juste, plus sûr, plus solidaire et plus viable.

 

Parti Socialiste


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La Région



 
Lundi 31 mars 2008
La Justice est symbolisée par une balance censée représenter l’équilibre, l’équité.

Mais lorsqu’on a le malheur d’avoir à faire avec la Justice, on se rend immédiatement compte que ces qualités mythiques ne sont qu’un rêve ou plus surement un cauchemar. L’égalité devant la loi est une pure mystification.
Je crois que c’est Platon qui, au travers du mythe de la caverne, nous fait entrevoir que les choses ne sont pas aussi égales qu’elles veulent bien le paraître. En matière de Justice, on se rend vite compte que la loi est très inégale ou plutôt qu’elle traite inégalement les Français. Le plus souvent, on retrouve les clivages de notre société : le puissant écrase le faible avec l’aide de la loi. Mais ce n’est qu’une généralité et quelquefois, l’inverse existe de façon tout aussi inéquitable et démesurée.
La loi, dans ce pays est de la responsabilité du gouvernement qui en est l’auteur soit directement, soit après passage devant le Parlement qui dans le meilleur des cas peut y apporter des amendements de détail. L’avis demandé au Conseil d’Etat peut à la rigueur améliorer le projet mais, même dans ce cas, un texte mauvais reste mauvais.
Le meilleur peut devenir le pire parce que la Justice est rendue par des femmes et des hommes dépendant plus ou moins directement du pouvoir exécutif. Et là, nous pouvons atteindre la partialité totale, l’incompétence, voire la malhonnêteté la plus inattendue de la part d’un tribunal qui utilise un dialecte souvent incompréhensible pour un non initié. Les juges peuvent interpréter les textes avec une telle marge qu’ils peuvent décider dans n’importe quel sens avec autant de force et sans aucun risque de contradiction. C’est ainsi qu’au lieu de corriger des injustices, ils peuvent les accentuer sans avoir à en rendre compte. La Cour de cassation n’étant compétente que dans la technique juridique.
Il est d’ailleurs dangereux de dénoncer ces réalités : un inspecteur du travail d’Epinal vient de se voir proposer une condamnation de deux mois de prison avec sursis pour avoir émis des doutes sur la compétence d’un procureur.
Un langage abscons n’évite en rien une facturation douloureuse. Au contraire. Un procès coûte cher, trop cher pour certains citoyens, ce qui rend l’inégalité devant la loi encore plus criante. Un divorce compliqué, avec rémunération de divers auxiliaires dont le rôle est difficilement justifiable, va grever le budget de chaque partie d’une quinzaine de milliers d’€ (près de 50 fois le salaire minimum).
Et "pour le prix", il n'y a même pas de Justice efficace. L’encombrement des tribunaux, la lenteur déroutante des procédures, parfois habilement mise à contribution par des avocats malins au profit de leur client, font que les délais ne sont plus raisonnables. Et pendant ce temps des drames peuvent se jouer. En février 2008, une vieille femme s’est immolée par le feu car elle n’en pouvait plus d’attendre qu’on lui rende justice. Mais ce geste de désespérée n’a semble-t-il ému personne et les affirmations du genre « la Justice doit protéger les citoyens » sont des paroles qui s’envolent. Comme s’envole l’idée de base du système français qui pose que c’est à l’accusation qu’il revient de démontrer qu’il y a une altération frauduleuse de la vérité. Dans les faits, c’est souvent la défense qui doit apporter les preuves de son innocence, ce qui n’empêche pas le tribunal qui a déjà son opinion, d’émettre des doutes qui engageront le reste de la procédure.
Les avocats constatent la dégradation de leur mission et éprouvent, pour certains d’entre eux un sentiment de malaise prononcé. Mais globalement personne ne s’attaque à cette grande question qui peut détruire des patrimoines, diviser à jamais des familles, mais aussi broyer des vies. En France, nous avons chaque année des centaines de petites affaires Outreau, mais comme elles sont « petites », nous n’en entendons jamais parler.

Dans les faits, la Justice est un service public qui n’est pas au service du public.

Mercredi 26 mars 2008

L'élection de Claude Bartolone à la Présidence du Conseil Général de la Seine Saint Denis. La "mise en place" du nouvel exécutif Séquano-dyonisien le 20 mars dernier. L'intervention du nouveau Président.

Un bonheur.

Dimanche 23 mars 2008

Le débat sur l’euthanasie revient dans les média puisque le Gouvernement n’a pas répondu à la terrible demande de Chantal Sébire.

Terrible parce que chacun pouvait comprendre l’état de souffrance physique et morale de cette femme atteinte d’une maladie incurable.

Mais ce débat est complexe, grave, et ne doit pas être abordé sur une actualité aussi insoutenable. Cette femme voulait mourir, entourée des siens et notre société n’a pas su ou pas voulu répondre à son supplice.

Tout ce qui touche à la mort est délicat car cela entraîne des questions philosophiques, et bien souvent cela perturbe des croyances obscures à ceux qui ne croient pas. Mais quel athée ne se pose pas de question ?

Plusieurs pays ont avancé des solutions et je suis persuadé que la France se doit d’apporter une réponse humaine à ces milliers de cas qui restent en souffrance insupportable physiquement et psychiquement. Ces personnes pour qui il n’y a plus de remède et qui ne pourront plus trouver l’apaisement. Ces personnes lucides et qui ont de façon répétée demandé l’aide de leur famille et de leur médecin.

Bien entendu, la loi doit être attentive à toute déviance et s’entourer de toutes les précautions mais aujourd’hui le droit à finir sa vie dans la dignité doit être reconnu.

Vendredi 21 mars 2008

JFeyder.jpegDepuis trois jours, les professeurs du lycée Jacques Feyder sont en grève pour dénoncer la suppression de postes d’enseignants.
Quatre postes sont supprimés au lycée sans compter les postes de remplaçants non renouvelés.
Trois classes sont abandonnées pendant que d’autres classes ont des effectifs de 35 élèves.
Les élèves ont décidé le blocage du lycée.
Au niveau national, c’est 11 000 postes qui sont supprimés dans l’Education.
Petit rappel : de 1997 à 2002, l’enseignement scolaire et supérieur avait gagné 16 173 personnels de plus !  (source : projets de Loi de finances)
Le savoir est une nécessité pour chacun, c’est pour cela que l’Education doit être et demeurer le premier budget dela Nation. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas et l’on peut s’interroger : pourquoi les postes supprimés touchent-ils en quasi-totalité l’enseignement public ?

Mercredi 19 mars 2008

bartops.jpegLe jeudi 20 mars 2008 restera dans les mémoires collectives des militants de gauche en Seine Saint Denis.
Depuis quarante ans, le conseil général était géré par une majorité dirigée par le parti communiste. Demain, mon ami Claude Bartolone prendra ses fonctions de Président du conseil général. Le choc est brutal pour le peuple de gauche.
Brutal et douloureux pour les communistes, même si ce rendez-vous était inéluctable. Tous vivaient depuis des années l’érosion de la représentation communiste dans notre département comme partout en France. Il faut se souvenir de Dugny, Rosny, Aulnay, Drancy, Montfermeil, Neuilly Plaisance, Romainville, Noisy le Grand, Gournay, Pantin, Noisy le Sec, l’Ile Saint Denis mais aussi Sevran et Villepinte qui elles ont été regagnées. Toutes ces villes ont changées leurs équipes depuis ces trente cinq dernières années. Et aujourd’hui, Montreuil, Aubervilliers et Pierrefitte rejoignent la liste. Mais il faut bien constater que sur ces 17 communes, 11 d’entre elles ont été ravies par la droite avant, trop peu souvent, de revenir à des amours de gauche profitant quelquefois aux socialistes. A l’examen de ce constat, il est difficile de laisser croire que Claude Bartolone serait le fossoyeur du parti communiste. Une analyse trop simpliste pourrait coûter encore cher à nos partenaires. Les raisons de cette évolution sont plus profondes et les solutions pour les communistes plus complexes. 
Brutal et déterminant pour les socialistes car le respect de la volonté des électrices et électeurs de ce département nous engage à réussir dans un contexte national extrêmement préoccupant. La problématique des finances locales, le désengagement de l’Etat de nombreux champs d’action, la paupérisation d’une partie de plus en plus grande de notre population nous imposent une rigueur, une inventivité, des changements de cap incontournables pour réussir. C’est bien pour ces raisons que Claude Bartolone nous a mis au travail dès le lendemain du second tour sans même attendre la mise en place officielle. Notre département a besoin d’une mobilisation totale, d’une énergie et d’un cap. Je suis persuadé, parce qu’il en a déjà fait la démonstration, que Claude Bartolone sera l’homme qui conduira la Seine Saint Denis sur la voie d’un renouveau de qualité.

 

Le 20 mars, c’est vraiment le printemps en Seine Saint Denis.

 
 
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