A Epinay sur Seine, en Seine Saint Denis, en Ile de France, Agir pour changer la vie de mes
concitoyens, avec eux, pour eux.
J'ai voulu faire ce blog simplement, parce que je suis un élu de la République et un militant socialiste qui s'assume. Participer au débat public avec
l’internet est aujourd’hui, au-delà des poncifs sur le réseau ou la « blogosphère », une réalité plutôt dans l’air du temps en ce sens que
l’information circule directement entre nous. Que je ne me censure pas. Que vous pouvez réagir et m’interpeller et que c’est toujours plus écologique qu’un tract même si je resterai celui
que certains connaissent : dans la rue, privilégiant le contact et l’échange. Vous trouverez sur mon blog, sans fard ni faux semblant, tout ou partie de ce que je pense être
juste au moment où je l'écris, avec toujours pour exigence un autre monde, plus juste, plus sûr, plus solidaire et plus viable.
Avec une augmentation de près
de 11% par rapport à l’an passé, Epinay-sur-Seine se situe dans le quart des 40 villes du département le plus atteint par la montée du chômage.
Cette crise est grave pour notre population et est
dangereuse pour la cohésion sociale de nos quartiers. Avec les socialistes européens, je propose un vrai plan de relance de l’activité en mettant notamment en œuvre des grands travaux
d’équipement collectif et d’infrastructures de transport pour les personnes et pour les marchandises. Cette relance de l’investissement, malheureusement dédaignée par Nicolas Sarkozy,
permettrait de créer 10 millions d’emplois supplémentaires dans les dix ans. C’est de cette Europe là dont nous avons besoin.
Le budget 2009 du département a été voté dans les circonstances de crise financière et de désengagement de l’Etat que l’on connaît. (L’Etat doit désormais 500 millions d’€ au
département). Et pourtant, la majorité du conseil général a choisi un budget dynamique, qui prépare l’avenir et qui protège les habitants.
Le budget général est de 1 832 millions d’€ dont 316 millions en investissement. La solidarité
atteint 55 % du budget, l’aménagement 18 % et l’éducation 16 %.
Le RMI/RSA représente un effort de 318 M€ ; la population âgée et la population handicapée :
314 M€ ; la protection de l’enfance et la PMI : 318 M€ ; les collèges : 138 M€ ; les crèches : 93 M€ ; la culture : 56 M€ ; les transports et la
voirie : 137 M€ ; l’assainissement : 86 M€ ; les espaces verts : 48 M€ et le logement : 27 M€
Il semble que le ministre
de l’Education nationale veuille aussi brader l’école maternelle. La FCPE s’inquiète de voir l’Etat renier les missions de l’école maternelle.
La fédération des conseils de parents d’élèves rappelle que l’école maternelle est le seul lieu qui
accueille et scolarise les enfants sans distinction, et gratuitement dès l’âge de deux ans. Elle joue un rôle prépondérant dans la socialisation des plus petits et dans l’acquisition des
préapprentissages nécessaires à une entrée en école primaire sereine.
La vigilance s’impose. En tant qu’élu, je soutiens l’action de la FCPE car je ne veux pas échanger
un mode d’éveil remarquable et envié des autres pays, par des jardins d’enfants payants.
Selon le Préfet, il manque 400 policiers en Seine Saint-Denis.
La sécurité, c’est l’échec de monsieur Sarkozy.
Selon le président du Conseil Général, Claude Bartolone, la sécurité ne se proclame pas, et ne s’utilise pas à des fins électorales. Elle se
traite, et cela, ce n’est pas ce que fait Nicolas Sarkozy.
Le Président de la République a fait de la « culture du
résultat » son credo politique. En matière de sécurité, celui qui est aux responsabilités depuis maintenant 7 ans, aurait tout intérêt à se l’appliquer … En effet, l’échec
de M. Sarkozy en matière de lutte contre l’insécurité est avéré : selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, les atteintes aux personnes ont augmenté de plus de 22% depuis 2002, tandis
que sur la seule année 2008, les vols à main armée ont progressé de 17% et les braquages des commerces de proximité de 29%.
La sécurité des français est un sujet sérieux qui appelle bien plus que le show médiatique auquel
Nicolas Sarkozy s’est livré à Nice. Les « mesurettes »annoncées ne sont absolument pas à la hauteur des attentes des français. Le seule exemple de sa proposition en matière d’aide aux
victimes suffit à le démontrer, car ce dont les victimes ont aujourd’hui besoin, ce n’est pas seulement d’un avocat qui interviendrait après l’agression, c’est d’être tout simplement protégées,
que le gouvernement se donne les moyens de lutter contre les phénomènes de violences. Et la politique actuelle, qui conduit par exemple la Seine Saint-Denis à souffrir d’un déficit de 400
policiers ne va manifestement pas dans le bon sens !
En juin 2006, un préfet avait osé alerter le gouvernement sur les graves difficultés que cumule la
Seine Saint-Denis en termes de sécurité et de justice. Dès son élection à la présidence de la République, pour ne pas voir et ne pas entendre, monsieur Nicolas Sarkozy avait préféré sanctionné ce
préfet plutôt que de mettre en œuvre le plan de rattrapage dont la Seine Saint-Denis a besoin.
Si le Président de la République voulait réellement et avec efficacité
s’attaquer aux problèmes de l’insécurité, il ferait le choix de renforcer les effectifs de police de proximité, il ne laisserait pas les magistrats travailler avec une telle pénurie de moyens, il
ne supprimerait pas de postes d’enseignants dans l’Education Nationale ….
Si aujourd’hui, face aux attentes de nos concitoyens, Nicolas Sarkozy a fait le choix de la gesticulation
médiatique plus que de l’efficacité politique, c’est bien parce qu’il tente désespérément de masquer son échec en matière économique et sociale, à l’approche d’échéances
électorales qui pourraient durement le sanctionner.