Pour le gouvernement les aides spécialisées de l’Education nationale pour les
élèves qui rencontrent des difficultés à l’école ne sont plus nécessaires !
Les rééducateurs de Seine Saint Denis sont inquiets
pour l’avenir des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).
L’équipe « RASED » intervient avec des
psychologues, des enseignants spécialisés et met en œuvre des actions de prévention et de remédiation en liaison avec les enseignants et les parents.
Ces enfants qui sont instables, inhibés, agressifs, dans le refus de l’école… se voient proposer des pratiques de création, d’échange, de communication..
pour devenir des élèves.
Ainsi, on combat l’échec, la marginalisation et l’exclusion.
Avec les psychologues, les conseillers pédagogiques, les associations de parents d’élèves, les rééducateurs, les orthophonistes, les syndicats
d’enseignants, je demande le maintien et le renforcement du dispositif « RASED ».
Le gouvernement démantèle le service public d’enseignement dans notre pays.
Avec 11 000 suppressions de postes cette année et 30 000 attendues l’an prochain, c’est des milliers de fermetures de classes, des augmentations
d’effectifs ingérables, un appauvrissement de l’offre éducative, une régression sans précédent dans l’histoire de l’école de la République.
Ce sont des heures supplémentaires qui ne trouvent pas preneurs parce que les enseignants ont besoin d’un équilibre entre leur temps de travail et leur
temps personnel et qu’une charge de trois heures supplémentaires est insoutenable.
Ce sont des programmes dans l’école primaire
alourdis avec des horaires réduits et une école déstabilisée.
Ce sont des suppressions de certaines filières, un enseignement au
rabais, des jeunes dont l’avenir se noircit dangereusement.
Dans notre académie, la plus fragile, ce sont 900 postes supprimés cette
année dont 370 en Seine Saint Denis pour les seuls lycées et collèges. Huit classes fermées à Epinay sur 5 établissements du secondaire !
Alors que la période nécessiterait un investissement dans l’éducation, le gouvernement met en œuvre la casse du service public de l’éducation. C’est un
choix idéologique tragique, une erreur impardonnable.
Evitons la répétition de 2004 : de très bons résultats aux régionales et cantonales et puis un échec aux présidentielles. Pour cela, prenons bien en compte la totalité du message des urnes en mars 2008. C’est l’enjeu de notre congrès.
Il y a eu l’acceptation de notre projet qui avait été nourri de nos valeurs économiques et sociales. Les Français nous ont fait confiance parce
que nous avions une bonne image de gestionnaires de nos collectivités locales mais aussi parce que nous avions des idées sur le pouvoir d’achat, le logement social et les retraites alors que la
droite paraissait en panne ou hors sujet sur ces questions. Le peuple de France retrouvait une vraie gauche. Toutefois, soyons humbles. Le taux d’abstention, notamment dans les quartiers
modestes, démontre l’attente de nos concitoyens, leur souffrance, leur fragilité, leur impression de ne plus totalement faire partie de notre société. Nous avons une grande responsabilité envers
ce public. Nous devons leur dire que nous avons compris et que nous allons travailler concrètement à des réponses appropriées.
Le message des urnes, c’est tout cela et pas seulement le rejet du comportement de Nicolas Sarkozy et de son attirance pour le « fric
roi ».
Traduire le message des urnes, c’est aussi intégrer que les habitants de nos cités, les femmes qui attendent des réponses
sur la petite enfance, les jeunes qui revendiquent un vrai travail (et c’est bien leur droit), les personnes âgées qui veulent être accompagnées, toutes celles et tous ceux qui veulent apporter
de la richesse à notre société et en bénéficier en retour, tous ces gens là attendent aussi des réponses nationales.
Notre congrès doit servir à cela. Nous devons démontrer qu’à côté des collectivités locales, il y a un Etat présent, solidaire, acteur, un Etat qui garde
ses prérogatives, ses responsabilités, un Etat qui limite les différences, qui comble les fossés et qui redonne confiance à tous.
Des
Français nous écoutent de nouveau. D’autres sont prêts à le faire. Sachons simplement leur parler des solutions à leurs problèmes et surtout pas de nos problèmes
L es jeux Olympiques se dérouleront en Chine en août 2008.
Ce choix a été fait pour des raisons économiques par les grandes puissances et notamment les USA. Ce choix est utilisé par la Chine, et plus
exactement par le parti communiste chinois, pour établir une opération de relations publiques à sa gloire.
Ce choix ne peut cacher le
passé de ce parti, ni l’atteinte intolérable à la civilisation tibétaine depuis 50 ans, ni le fait que la Chine est la plus grande prison du monde pour les défenseurs de la liberté
d’expression.
« One world, one dream » : un si beau slogan des jeux Olympiques qui ne peut
s’accommoder des centaines d’arrestations, des jugements expéditifs, des tortures, des morts par dizaines.
On est loin des
valeurs de l’Olympisme !
Dans ce contexte, faut-il boycotter les JO ? Pour ma part, je trouverai honteux de voir
nos élites politiques s’afficher dans la tribune officielle le jour de l’ouverture et je pense que cette période doit être utilisée pour manifester notre refus de la trahison de l’esprit
Olympique !
Comme les autres années, on constate que notre académie est à la traîne et que la Seine Saint Denis est bonne dernière.
Il faut être prudent à la lecture de ces renseignements car ils ne tiennent pas compte des sélections à outrance qui existent dans nombre de lycées dits d’élite.
La place dans le classement, occupée par le lycée d’Epinay sur Seine n’est toutefois pas glorieuse. 48% de bacheliers sur la totalité des élèves qui ont fréquenté l’établissement, ce n’est certes pas suffisant.
Le public concerné ne jouit pas des meilleures conditions d’études avant l’entrée au lycée. Il faut donc des moyens pour corriger ces inégalités intolérables. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le ministère ignore totalement ces nécessités.
Pour mettre « le paquet » sur la classe de seconde, pour fixer à l’équipe pédagogique des objectifs majeurs concernant par exemple l’écrit, pour remotiver les élèves qui lèvent le pied, pour déceler ceux qui sont en difficulté, il faut agir vite. Et naturellement, la diminution du nombre de professeurs est dans ce cas, plus que dans les lycées qui ont des taux de bac à 90%, un handicap impardonnable.




