Le jury chargé de sélectionner les pôles universitaires qui doivent bénéficier du plan de rénovation gouvernemental à rendu sa copie le 28 mai. Six projets ont été retenus, 40 exclus, à ce stade de la sélection et parmi les recalés : les 15 dossiers de la Région Ile de France.
Pourtant, les campus franciliens sont parmi les plus dégradés et concentrent 27% des étudiants français.
Après les plans de 1990 et de 1998, l’université française avait besoin des 5 milliards annoncés même s’ils se sont transformés en affichage de 3,7 milliards dont on ne sait pas exactement quel montant pourra être dépensé.
Aujourd’hui la première université française est classée 39ème à l’échelon mondial.
Il est temps de réagir, d’enrichir la décision dans les prochaines semaines par un soutien à des universités franciliennes et de permettre à nos étudiants de bénéficier d’un indispensable rayonnement international et de meilleures conditions de vie et de travail
Ce que j'ai déclaré lors de la
commémoration des victimes de l’esclavage colonial Saint-Denis le 23 mai 2008
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Il y a un mois, j’étais présent aux obsèques d’Aimé Césaire à Fort de
France.
J’ai pu, dans son île, constater la reconnaissance de l’œuvre de
cet homme remarquable pour la cause des noirs.
Il est difficile en ce 23
mai d’échapper à cette figure tutélaire. Peut-être parce que, mieux que personne, il savait penser à ce qui avait fait naître sur « ces îles-là » les victimes de l’esclavage
colonial.Mieux que personne, il savait penser qu’être un descendant de l’esclavage, c’est habiter « une blessure sacrée », c’est habiter « des
ancêtres imaginaires », c’est habiter un « long silence ».
Ces quelques mots empruntés au « calendrier lagunaire » d’Aimé Césaire datent de 1982.
Depuis, ce « long silence » commence à être brisé.
Les « ancêtres imaginaires » portent des noms. Des prénoms. S’inscrivent dans des généalogies. Dans des
filiations.
Le crime de « lèse humanité » est enfin
reconnu.
La blessure est toujours aussi sacrée mais elle est désormais
partagée par l’ensemble de la société française.
Depuis dix ans,
grâce à cette journée du 23 mai, grâce à la mobilisation sans faille des associations de descendants d’esclaves, notamment des Antilles, c’est en effet à l’ensemble de la société française
d’habiter son histoire.
Sans la falsifier. Sans la réécrire. En
la regardant en face. Droit dans les yeux.
La mémoire des Français
descendants d’esclaves doit être la mémoire de tous les Français. Elle est la mémoire de tous les Franciliens.
La région est obligée de financer seule les travaux sur les passages à niveau dangereux, les travaux de lutte contre le bruit routier ou ferré, les infrastructures de transports
(comme le tram’ y ou comme la tangentielle nord qui entreront en travaux dès 2009 malgré l’absence totale de financements de l’Etat).
La région finance pour plusieurs centaines de millions chaque année la politique du logement alors que c’est une compétence d’Etat.
La région a été obligée d’intégrer 10 000 employés des lycées dans ses effectifs puisque l’Etat abandonne cette compétence et nous doit toujours 355 millions d’€ pour couvrir le transfert.
Etc… et pourtant la région est classée AAA, meilleure note accordée par les grandes agences internationales. Et pourtant l’augmentation moyenne de l’imposition n’a été que de 6 € par foyer fiscal !
Parallèlement à cela, le gouvernement au sein duquel siège monsieur Karoutchi, vient de se faire une nouvelle fois rappeler à l’ordre par la Commission européenne qui lui décerne un blâme pour sa gestion. Les déficits publics, la dette, la croissance, la consommation, le pouvoir d’achat, tous les indicateurs sont au rouge et alarment nos partenaires européens. L’Etat français a perdu toute crédibilité en matière de gestion des affaires publiques et monsieur le ministre Karoutchi devrait humblement éviter de nous donner ses conseils
Après une délibération du conseil régional le 22 mai, c’était au tour du conseil d’administration de Plaine de France de s’emparer des projets d’éco quartier fluvial à l’Ile Saint
Denis et des docks à Saint Ouen.
Il s’agit, pour le premier dossier d’une reconversion de 22 hectares des sites d’entrepôts du Printemps et des Galeries Lafayette, de leur réaménagement, du renforcement des liens entre les quartiers et d’un appui sur les atouts naturels avec notamment la Seine.
Le second dossier est une opération de 100 hectares avec des enjeux de requalification urbaine (4 000 logements et 10 000 emplois), des aménagements de berges, des transports collectifs et un parc public de 12 hectares.
Ces deux projets présentés par Jacqueline Rouillon, maire de Saint Ouen et Michel Bourgain, maire de l’Ile Saint Denis, ont reçu un avis très favorable et doivent maintenant être pris en compte dans le cadre du contrat de projet Etat-Région.
Quelqu’un de libéral est quelqu’un de généreux, de prodigue selon la racine latine du mot. De ce point de vue, je me considère comme un libéral.
En politique par contre, le libéralisme produit une économie libérale et se trouve être la doctrine des conservateurs bourgeois (notamment celle des Tories en Angleterre). C’est la liberté de l’économie mondialiste, la liberté non encadrée de l’entreprise, avec comme base la nécessité de trouver sans cesse de nouveaux marchés alimentés par une consommation frénétique. Les dégâts sociaux de la mondialisation libérale sont prégnants et un parti tel que le parti socialiste ne peut les ignorer.
Certains pensent que le libéralisme est indissociable de la justice sociale. Les faits concrets se multiplient dans les entreprises et prouvent que ce n’est vraiment pas une règle intangible dans notre société contemporaine.
D’autres disent que le libéralisme politique est abandonné par la droite (ah bon ?) et que nous devons nous en emparer. Je ne vois vraiment pas pourquoi nous devrions revêtir les habits que la droite pourrait délaisser et ainsi participer au glissement global de la société à droite. Comme Sarkozy passe en un temps record d’un sujet à l’autre, nous aurions vite le tournis et nos électeurs risqueraient de ne pas s’y retrouver.
Pour restaurer l’image des socialistes, ne courrons pas après les doctrines de droite mais soyons simplement nous-mêmes. Ne nous résignons pas et restons aux côtés des salariés et non pas des actionnaires, avec un Etat capable d’intervenir pour éviter les exigences du marché et ses injustices.



