Le conseil régional d'Ile de France vient d’attribuer une subvention de 109 920 € à la
ville d’Epinay-sur-Seine pour l’animation des quartiers.
Cette subvention permettra de réaliser les projets suivants :
Ateliers d’écriture et d’illustration ; actions musicales ; chant et chorale ;
accompagnement à la scolarité ; ateliers linguistiques ; éveil citoyen ; santé des jeunes mères ; accompagnement des décrocheurs du système scolaire ; retour à
l’emploi ; développement des jeunes entreprises
Ces actions pilotées par la commune toucheront l’ensemble de la ville
Par Serge MERY
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Qui aujourd’hui, en France, peut émettre des réserves sur la décentralisation ? Qui peut dire que le fait d’avoir rapproché le
centre de décisions du citoyen est une erreur ? Qui peut se plaindre des avancées extraordinaires en matière de construction de lycées ou de collèges ?
Personne n’oserait remettre en cause les concertations avec les habitants. Personne ne voudrait voir
les préfets tout régenter de nouveau, loin, très loin des aspirations des Français.
Et pourtant le président de la République veut faire voter une réforme territoriale qui jette
par-dessus bord près de trente ans de décentralisation.
Il faut bien savoir que son projet n’est en rien un projet d’efficacité et d’économie. Supprimer
3 000 élus locaux, alors que ce sont ceux-là qui coûtent le moins et qui ont les meilleurs résultats en terme de développement économique dans ce pays, est une pure aberration. Aucun élu
local n’a à gérer un budget déficitaire (ce n’est pas comme le gouvernement qui a une dette de 150 milliards d’€).
Faire croire qu’un seul élu territorial pourra remplacer un conseiller général et un conseiller
régional est un mensonge criant. Dans les faits, le futur élu devra s’entourer d’une technostructure et d’une administration qui retarderont encore les mises en place des projets,
prendront des décisions non partagées par les citoyens comme il y a quarante ans. Il s’agit d’un retour en arrière, d’une recentralisation qui n’ose pas avouer son nom, d’une réforme
antidémocratique. Alors que nous voulions aller plus loin dans la décentralisation en donnant plus de moyens aux collectivités qui sont le moteur, pour 75%, de l’économie de notre pays, nous
assistons à un projet de régression.
Il faut expliquer cela au peuple de France et il faut que le peuple s’exprime à ce sujet. C’est
urgent.
Par Serge MERY
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